L'ayers rock a l'epreuve du tourisme

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  • Publié le : 30 avril 2010
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II. Zoom sur l’exemple d’Uluru : la mise en valeur d’une culture « locale »

- Faire d’Uluru un site touristique : les aménagements urbains, économiques, techniques et sociaux. Les aspects destructeurs de l’activité touristique (non respect des coutumes aborigènes comme escalader Ayers Rock,…) + zoom sur culture aborigène

Uluru se situe au sud-ouest du Territoire du Nord, au cœur del'outback australien, au sein du parc national d'Uluru-Kata Tjuta. Il a une hauteur de 348 mètres par rapport au sol et une altitude de 863 mètres par rapport au niveau de la mer, bien qu'il s'enfonce profondément sous terre. Il a un périmètre de 9,4 km et une longueur de 2,5 km.

En 1920 Uluru est inclus dans la réserve aborigène car considéré comme sans réelle valeur économique. En 1940 : uncertain développement de l’activité touristique permet au site de prendre de l’importance. Par exemple, une route d’accès est construite depuis Alice Springs. En 1958 : le site devient Parc National. La fréquentation du site est de 110 000 touristes en 1984-85, nombre multiplié par deux pour la saison 1990-91.

Le développement des infrastructures touristiques au pied d'Uluru a donc commencé dansles années 1940 mais a rapidement causé des dommages environnementaux. Pour cette raison, il a été décidé au début des années 1970 de déplacer toutes les installations en dehors du parc. En 1975, un terrain de 104 km2 au-delà de sa limite septentrionale, à 15 kilomètres du rocher, a été attribué pour héberger et permettre le développement des structures d'accueil et la construction d'un aérodrome.Ce lieu, définitivement ouvert en 1984, s'appelle Yulara. Yulara est le lieu d’hébergement des visiteurs d’Uluru situé a 18 km d’Uluru, mais il ne s’agit pas simplement d’un club de vacances pour touristes, même s’il est isolé, ce complexe hotellier va du camping au palace, ce lieu est aussi un lieu de population permanente, travaillant sur place, fréquentant la crèche, le terrain de cricket, lesbars c’est plus qu’un simple lieu de travail mais aussi un lieu de vie. Aujourd’hui cette ville compte près de 1000 habitant et une capacité d’accueil de 2000 personnes. Cet isolat n’est évidemment pas lié au parc mais il est pourtant la synapse qui met en relation l’échelle locale avec celles plus larges, des provenances touristiques variées. En effet, Yulura, possède un aéroport directement reliéaux autres continent et non pas seulement à l’Australie. Le détour par Uluru et l’Australie central n’est qu’un point de passage presque « obligé » pour les touristes car Uluru est un symbole fort en revanche aucun voyage ne s’arrête à Uluru. Mais ce n’est pas une ville qui est née du tourisme mais qui s’est convertie au tourisme et aujourd’hui l’activité touristique est prééminente. Cette villen’est la que grâce a Uluru.

En 1972, l’installation d’un magasin aborigène sur un terrain loué au parc, l’Ininti Store, censé favoriser le développement socio-économique sur une base locale, sert de premier point d’ancrage à la première communauté Aborigène à Uluru. La communauté Mutitjulu compte aujourd’hui plus de 300 membres aborigènes, auxquels il faut ajouter une centaine de non-aborigène.Ce point est important, car il montre que c’est en entrant dans une logique de développement local lé au tourisme que les aborigènes se sont constitué en une communauté localisée et sédentaire autonome, base, ensuite de leur représentation institutionnelle.

Le site d’Uluru génère principalement deux types de revenus, ceux des entrées du parc, en partie destinés à la communauté aborigène, etceux de l’offre touristique liée au parc. Les premiers sont proportionnels au nombre d’entrées dans le parc, soit actuellement aux environs de 400 000 par an et en progression. Il faut aussi compter dans la part attribuée à la gestion du parc les salaires dont bénéficient un certain nombre d’Aborigènes. Mais il va s’en dire que les revenus engendré par l’industrie touristique (les agences...) est...
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