L'imagination sociologique

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  • Publié le : 23 avril 2011
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FICHE DE LECTURE n°1 : L’imagination sociologique – C. Wright Mills

Pages 5 à 10 : Mills introduit son ouvrage par le constat de l’ignorance de l’homme sur les effets qu’il engendre dans la société. Selon lui, la démocratie est un leurre dans l’émancipation de l’individu, car l’autorité et la violence se déclinent désormais sous une forme bureaucratique. L’auteur prétend que les individus seméprennent sur la place qu’ils tiennent dans la société moderne. Aussi, en partant du postulat que l’individu ne peut trouver sa place qu’en prêtant attention au reste de la société, il considère que l’imagination sociologique conduit à une prise de conscience des enjeux collectifs.
Pages 10 à 16 : D’après Mills, les changements personnels comme le chômage ou le divorce sont souvent le fait dechangements structurels, aussi l’individu ne peut résoudre seul les épreuves que fait naître le système ou l’absence de système. Il considère que l’homme est impuissant face à un contexte social qui connaît une crise des institutions ; et que contrairement à l’« époque de conscience politique » dans les années 30 à savoir la « crise du capitalisme », nous vivons actuellement dans un malaise sociétalambiant, dans une période d’indifférence et d’inquiétude où les valeurs sont mises à mal.
Pages 16 à 24 : Mills rappelle que de la polémique théologique à la confusion désormais humaniste et laïque, le doute concernant notre réalité intime a traversé les époques. Il rappelle l’existence de deux cultures voulant « remédier » aux problèmes de la vie: scientifique et humaniste. L’auteur qualifie lascience de « philosophie contestable », dans le sens où l’estime qu’on lui accordait est de nos jours reconsidérée. Pour lui, la science étant éloignée de la réalité de l’existence des individus, elle n’apporte pas de réponse quant à leur destinée sociale. Quant à la culture humaniste, portée par la littérature, Mills déclare que la réalité sociale et historique prend le pas sur elle, que lesconditions que l’« homme sensible » requiert pour s’y atteler ne sont plus réunies. Suite à ce constat, il affirme que la sociologie a su reprendre le flambeau de la culture humaniste en lui apportant une dimension cartésienne, plus proche de la réalité des individus. En effet, d’après lui, les sciences sociales sont nécessaires pour l’éclairage de la vie politique et culturelle, dans la mesure oùelles se veulent objectives, en dépit de leur imprécision. Sa conception de la sociologie condamne les techniques bureaucratiques où la méthode prend le dessus sur la recherche.
Pages 24 à 26 : Mills énonce les trois grandes tendances qui régissent selon lui le travail sociologique et les risques qui y sont liés. La 1ère tendance qu’il décrit est à la fois historique et systématique, car elle tentede repérer les « étapes » de la marche de l’histoire et les régularités de la vie sociale. L’auteur nous met en garde sur le danger d’aboutir à une paralysie de la société et de formuler des visions prophétiques sur l’avenir. La seconde tendance à laquelle il s’attache est la théorie systématique cherchant à cataloguer tous les rapports sociaux et révéler les invariants. D’après Mills, ces« suprêmes théoriciens » tendent à formaliser la société. Enfin il note une tendance qui se dirige vers l’étude empirique des faits et des problèmes contemporains ; les risques évoqués sont la dispersion et l’excès méthodologique.
Pages 27 à 35 : La suprême théorie fait débat auprès des sociologues, Mills nous indique que ces dissensions sont notamment dues à son caractère inintelligible et alambiqué. Ilchoisit de s’intéresser au contenu de cette théorie en apparence superficielle et loin de toute réalité. Il s’attache à un passage de l’ouvrage de Parsons, « Le Système social ». Ainsi traduit par Mills, les propos de ce suprême théoricien font état que l’ordre social n’est possible qu’en l’existence de valeurs communes et normatives. Parsons indique deux régulateurs d’équilibre social : la...
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