Le Horla

par

Le narrateur

Le récit, écrit à la première personne du singulier, ne donne que le point de vue du narrateur au lecteur. Ce narrateur tient un journal intime, qui forme le corps du récit. Il se décrit comme vivant dans une solitude qu'il a choisie et qui, au début de na nouvelle, ne lui pèse pas, puisque le lecteur découvre un homme parfaitement heureux qui s'exclame, le 8 mai : « Quelle journée admirable ! » Le malheureux ne sait pas qu'il est au seuil d'un calvaire de quatre mois, qui verra sa quiétude et son bonheur disparaître. L'ultime phrase de la nouvelle – « il va donc falloir que je me tue, moi ! » – témoigne du terrible chemin parcouru.

Le narrateur se définit lui-même comme « un homme raisonnable et sérieux ». Il se voit comme un être à part, en marge, voire supérieur à la masse de ses contemporains, qu'il compare à une foule bovine : « Le peuple est un troupeau imbécile, tantôt stupidement patient, tantôt férocement révolté. On lui dit Amuse-toi. Il s'amuse. On lui dit Va te battre avec le voisin. Il va se battre. On lui dit Vote pour l'Empereur. Il vote pour l'Empereur. Puis, on lui dit : Vote pour la République. Et il vote pour la République ». C'est pourquoi il a choisi la solitude. Cependant, quand l'entité inconnue envahit sa vie, cette solitude finit par lui peser. Il essaie d'abord d'analyser ses troubles de façon pondérée et conclut : « La solitude est dangereuse pour les intelligences qui travaillent ». De fait, son état s'améliore quand il quitte...

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Dissertation à propos de Le Horla