Analyse suites française, irène némirovsky, chapitre 9

Pages: 8 (1830 mots) Publié le: 6 octobre 2013
Irène Némirovski est une auteure du XXème siècle qui a été immigrée juive et russe en France. Elle a vécu le début de la Seconde Guerre mondiale en tant que civil avant d'être déportée dans les camps concentration où elle a trouvé la mort.
Suites Françaises est donc un roman inachevé dans lequel elle raconte la vie des Français pendant cette guerre. La partie Tempête en Juin s'intéresseprincipalement à l'exode des français fuyant l'avancée allemande depuis le Nord. On y suit différent personnages qui font une expérience différente de cette épisode. Dans le chapitre 9, on retrouve Hubert Péricand, fils d'une famille très bourgeoise qui s'est enfui de la maison où était réfugié sa famille pour aider l'armée française car il ne peut supporter la défaite et veut affirmer ses propresvaleurs héroïques. Dans cet extrait il va « participer » à la première bataille de sa vie.
On peut se demander quelle expérience il fait de cette bataille.
Nous verrons tout d'abord comment est décrite l'horreur véritable de la bataille ainsi que la débâcle française puis nous verrons comment Hubert apparaît en décalage par rapport à cet environnement.

La guerre est un échec du côté français quine peuvent pas faire face aux allemands et la bataille violente s'oppose au calme naturel des environnements alentours. Hubert qui s'engage dans l'armée avec des rêves pleins les yeux doit affronter la réalité.
Les français sont dans une situation difficile car ils n'ont aucun moyen de se battre face aux allemands. Ainsi, la phrase nominal « Toujours rien à manger, rien à boire » insistejustement sur le peu de moyen de l'armée française. En effet, l'utilisation de terme extrême comme « rien » et « toujours » caractérise cette absence de même que le fait que le phrase soit nominal et brève, souligne la gravité. Face à cela, les soldats perdent leur capacité. L'énumération des symptômes dus à la faim : « Les jeunes paysans perdaient leurs fraîches couleurs et, […] , noirs de poussières ,les cheveux en désordre, les yeux brûlants » et l'accumulation de leurs nouveaux caractères : « Ils semblaient tout à coup plus vieux, plus grands, avec un air têtu, douloureux et dur » semblent les déshumaniser, ils ne sont plus en état de se battre. Plus loin, la périphrase en décalage « ce rideau protecteur » désigne en réalité un fétu de paille. Elle permet de souligner encore une fois cemanque de moyen. De la même façon l'opposition entre « les mitrailleuses » et les « tanks allemands » met en relief la débâcle de l'armée française qui n'a plus les capacités de se défendre. Lorsque l'officier s'exclame : « pas de médecin, pas d'infirmier, pas d'ambulancier », cela traduit sa colère et l'absence de moyen par l'utilisation d'une énumération. De plus, l'utilisation de la phrasenominal, brève et exclamative souligne cette idée. Le dialogue avec le soldat semble cruel mais avec la répétition de la question rhétorique « Qu'est-ce que vous voulez qu'on fasse ? » ou « Qu'est-ce que vous voulez que j'y fasse ? », il souligne aussi son impuissance due au peu de moyen. Enfin, dans l'extrait : « on défendait encore sans tanks, sans artillerie, sans munitions », le peu de moyen estmise en lumière par la répétition du mot « sans ». Tout cela fait dire à Hubert « C'est un désastre », « C'est la défaite », « Nous sommes perdus » qui souligne son retour difficile à la réalité, la fin de l'image enfantine et héroïque qu'il avait de la guerre.
La guerre est aussi une situation de violence mais la nature est indépendante de celle-ci. Ainsi, les allemands sont comparés à « un éclairsauvage et guerrier » ce qui dévoile la violence du combat avec les termes « sauvages » et « guerriers ». L'expression « Cela ne dura qu'un instant » souligne la breveté de l'action et donc la violence de la guerre. L'énumération : « des débris du pont, des engins, des hommes » insistent sur la violence car elle n'épargne rien. Cela s'oppose à « la paisible campagne » qui est en contradiction...
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