Approche de l'humanisme et d'erasme

Pages: 6 (1271 mots) Publié le: 23 février 2013
1. Les origines de l’humanisme

Après les crises de la fin du Moyen Âge (Guerre de Cent Ans, épidémies, famines), les XVème et XVIème siècles voient un nouvel épanouissement de l'Europe. Une nouvelle façon de penser anime la vie intellectuelle et religieuse de l'Occident, une nouvelle vision du monde apparaît.
Ceci se manifeste par une curiosité intellectuelle due à la redécouverte del'Antiquité. L'homme redevient le centre des préoccupations. L'humanisme prépare ainsi la Réforme protestante qui divisera la chrétienté et la Renaissance qui transposera dans l'art la pensée des humanistes.

2. Qu’est-ce que l’humanisme ?

L’humanisme met en avant la nécessité de bien s’instruire. L’homme tel que le conçoive les humaniste doit « épanouir le corps et l’esprit, associer la cultureet l’action, la liberté et la volonté. » L’homme doit s’engager dans les affaires de la cité. C’est une nouvelle conception de l’homme, une nouvelle vision du monde, non pas contradictoire mais éloignée du christianisme.
L’humanisme est d’abord une redécouverte des œuvres de l’Antiquité.
Dante, Pétrarque, Boccace sont parmi les grands poètes qui placent l’amour, la passion et le sentimentindividuel, tout ce que l’idéal religieux refuse, comme objet de texte littéraire.
Le triomphe des grands poètes italiens et du XIVème siècle assure celui de l’humanisme. Rois et princes veulent avoir à leur service les meilleurs humanistes (rédaction des lettres, documents diplomatiques, art du discours, etc.). C’est en 1530 que François 1er fonde la pièce maitresse de la diffusion de l’humanisme : leCollège de France.
3. Érasme
Érasme est né à Rotterdam en 1469 d’un père prêtre, du nom de Gérard (ou Geert) et d’une mère se nommant Marguerite. Il se nommait en fait Geert Geertsz à l’origine mais a changé son nom pour celui de Desiderius (qui signifie « désiré ») Erasmio (qui veut dire « aimé »). Orphelin à l’âge de 14 ans, il fut confié à trois tuteurs puis entra dans la vie monastique.En tant que moine, il s’intéressera beaucoup aux œuvres des humanistes qu’il lira avidement. Il fut ensuite ordonné prêtre avant de d’accepter le poste de secrétaire de l’évêque de Cambrai, Henri de Bergen.
Érasme ne se fixera jamais quelque part. D’abord suivant son maître puis de sa propre volonté, il voyagera tout au long de sa vie entre la Hollande, l’Angleterre, la France, l’Italie, laBelgique, la Suisse et l’Espagne.
Ensuite, ayant reçu une bourse d’étude, il partira suivre l’Université à Paris.
Plus tard, il se rendra en Angleterre où l’avait précédé sa réputation d’humaniste. Il y apprendra le grec à Oxford.
Il se rendra également en Italie où il écrira les Adages, un répertoire de formules et de citations grecques et latines expliquées et commentées d’un point de vuephilologique, historique et culturel. À Rome, il sera accueilli par les cardinaux et les prélats, ce qui démontre bien qu’il était apprécié par l’Église.
C’est en chemin vers Londres qu’il composera l’éloge de la folie qu’il rédigera en une semaine à son arrivée (en 1509).
On est maintenant en 1513. La France et l’Angleterre sont en guerre. Érasme, caractérisé par son pacifisme, écrira notammentcontre cette guerre.

Il arrivera ensuite à Bâle où il est accueilli comme « la lumière de la vie ». Il sera nommé conseiller du duc Charles, le futur Charles Quint. C’est également là-bas qu'il publiera son nouveau testament, écrit d’après le texte grec. Le succès sera énorme.
Érasme acquiert une renommée européenne et est considéré désormais comme le premier humaniste européen.
Érasme estdemandé partout. Des personnalités comme François Ier et Pirckheimer (un célèbre juriste et humaniste, ami d'Érasme) veulent l’attirer chez eux mais Érasme préfère sa liberté.
De 1519 à 1521, Érasme va devoir s’opposer à Luther qui voudrait l’attirer à la Réforme.
Érasme préfère rester neutre et pacifique.
Il est soucieux de fidélité envers l’Église, dont il demandera d’ailleurs la protection du...
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