Après avoir montré que la croissance économique est favorable à la réduction du chômage, vousnuancerez ce point de vue.

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QSTP (Manuel P. 109)
Après avoir montré que la croissance économique est favorable à la réduction du chômage, vous nuancerez ce point de vue.

I-

Travail préparatoire :

1- Le raisonnement doit se faire en deux temps : relation croissance/emploi puis relation emploi/chômage. Excepté la période 1995 à mi-1997, la croissance du PIB est corrélée à celle de l’emploi. Par exemple, de 1997 à la mi-2007, en glissement annuel, la croissance du PIB passe de 1,8 % à 4,9 % et celle de l’emploi de 0,7 % à 3,5 %. En ce qui concerne la relation emploi/chômage, on constate que l’évolution de l’emploi influence le taux de chômage : si celui-ci progresse, le chômage recule et inversement (– 3 points de taux de chômage entre 1997 et 2001, alors que l’emploi progresse de 1 à 4 % par an sur la même période). Ainsi, la relation inverse entre croissance économique et taux de chômage est globalement vérifiée, quoique beaucoup moins réactive. 2Chômage structurel : lié aux changements de long terme intervenus dans les structures économiques, démographiques, sociales et institutionnelles (par exemple, le système scolaire inadapté aux changements liés aux qualifications requises par le marché du travail). Ainsi, si le chômage est de nature structurelle, il perdure tant que des réformes de fond ne sont pas entreprises. Chômage conjoncturel : il résulte d’une rupture temporaire de la croissance économique (par exemple, le fort ralentissement de la croissance de 2001-2003 a accru le « chômage conjoncturel »).

3- Cette question pose celle de la validité de la distinction entre chômages structurel et conjoncturel. L’exemple des Trente Glorieuses montre que, grâce à une croissance de 5-6 % l’an, la France a connu le plein emploi malgré de fortes rigidités économiques, sociales et institutionnelles. On peut supposer (les auteurs du document se questionnent à ce sujet) qu’une déréglementation du marché du travail concomitante à une forte croissance conduirait l’économie française au plein

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