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Pages: 5 (1080 mots) Publié le: 22 mai 2013
n peut d'abord noter que Primo Lévi, dans ce poème, nous interpelle véritablement avec la présence du vocatif « vous qui » et d'injonctions comme l'impératif présent « considérez » « n'oubliez pas » ou du subjonctif « s'écroule ». En somme, on trouve dans ce texte une écriture mimétique : le but de Primo Lévi est de marquer le lecteur ; on l'est grâce au texte et à ce qu'il raconte d'horreursmais aussi avec l'écriture qui s'adapte au but de l'auteur : beaucoup de parallélismes, d'anaphores qui gravent les maux des déportés dans nos têtes. Les oppositions sont de trois ordre dans ce poème : d'abord dans sa structure avec une partie descriptive et une autre plus réflexive, un contraste ensuite entre l'homme et la femme et enfin des différences entre le tourment du déporté et notre confort,nos privilèges. Ici se manifeste d'abord l'horreur du travail physique infligé aux déportés, avec des relatives « celui qui peine dans la boue », ou des formules plus simples, mais tout aussi fortes. « pas de repos ». Le contraste entre le verbe « se bat » au présent et le but « un quignon de pain » qui apparaît dérisoire et montre à quel point l'alimentation du déportée est carencée, estsaisissant. Le pain, symbole de la vie est ici placé au centre de termes mettant en relief l'idée de souffrances, de peine. Il ne débouche pas sur la vie mais bien sur la mort, comme le montre l'expression « qui meurt ». L'expression « pour un oui, pour un non » montre que les nazis et les Kapos plus particulièrement n'en font qu'à leur tête, et considèrent le travail au camp comme un vulgaire jeu, lemoyen d'abaisser l'homme au rang d'animal, comme l'exprime Lévi « (...) jusqu'à la force de se souvenir ». La déshumanisation est totale : il n'y a pas de but dans le travail fourni car comme l'explique par la suite Primo Lévi, il n'est jamais rien sorti de l'usine dans laquelle il travaillait. Ainsi le déporté est une bête de somme, et il possède de fait aux yeux des Kapos une valeur nettementinférieure à celle d'un esclave. A la faim et à l'imposant travail physique, il importe aussi d'ajouter la présence de mauvaises conditions climatiques : le froid, le vent , qui sont autant de synonymes de mort pour le déporté. Pour symboliser cette idée, Lévi utilise un parallélisme où il met en relation « les yeux vides et le sein froid » (deux oxymores) Le sein représente la chaleur, l'enfant, lavie et se trouve ici discrédité par l'adjectif « froid », ce qui contribue à susciter l'affliction du lecteur. (Le travail des déportés est humiliant, il s'agit souvent de tâches qu'effectue un animal : transporter des poutrelles, décharger un cylindre de fontes.) De même, les yeux, sensés symboliser la vitalité, sont ici « vides ».C'est donc une violence gratuite qui leur est imposée... Le seul butreste de diminuer les forces des déportés avant de les gazer ou brûler, donc de les faire mourir dans l'horreur de la vie, après qu'ils ont travaillé jusqu'à l'épuisement. Sont ensuite évoquées les souffrances morales infligées aux déportés et qui contribuent à mettre encore l'homme sur le même plan que l'animal et même un rang en dessous. La première de ces manifestations est la scène dutatouage, comme si le déporté s'apparentait à un vulgaire bovin. L'homme doit occulter son prénom et son nom au profit d'un numéro abstrait, froid qu'il lui faut apprendre au plus vite dans une langue qui n'est pas la sienne, sous peine d'être tué sur le champ par un Kapo aussi brutal qu'insensible. Tout dans le camp est destiné à mettre à mal le déporté : les longues heures d'attente dans le vent, lanudité ou encore la promiscuité dans les couchettes. Lévi manifeste l'indécence de leur condition avec un rythme ternaire « son nom et ses cheveux, et jusqu'à la force de se souvenir ». L'homme du camp est pour les nazis inférieur et tout doit être récupéré : les cheveux, les dents en or, les bijoux avant d'utiliser ultérieurement le corps et tout ce qu'il comporte. Ces conditions sont d'autant...
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