colchique

Pages: 7 (1508 mots) Publié le: 4 février 2014
 Initiation à la versification française

1- Le vers :

Maurice Grammont[1] définir le vers comme :
« un élément linguistique comptant un nombre déterminé de syllabes, dont certaines sont obligatoirement accentuées et dont la dernière assone [ou rime] avec la syllabe correspondante d'un ou de plusieurs autres vers. »

On identifie les vers par le nombre de syllabes (de pieds). Nousverrons ici les vers les plus courants dans la poésie française :
- L’alexandrin : il tient son nom d’un poème sur Alexandre le Grand. C’est un vers de douze (12) syllabes.
On distingue :
. l’alexandrin classique (ou tétramètre) : il se divise deux hémistiches séparés par la césure // . Chaque hémistiche compte six syllabes.
Exemple : «  Nous partîmes cinq cents // mais par unprompt renfort
Nous nous vîmes trois mille // en arrivant au port. » Corneille.
6 // 6
. l’alexandrin romantique (ou trimètre) : il se divise en 3 groupes de quatre syllabes chacun séparés par des coupes.
Exemple : «  J’ai démembré / ce grand dadais /d’alexandrin. » Victor Hugo. 
4 / 4 / 4
- Le décasyllabe : c’est un vers de dix (10) syllabes composé de deux hémistiches séparés par la césure ;
Exemple : «  Ce toit tranquille, // où marchent les colombes
Entre les pins palpite, // entre les tombes. » Paul Valéry
Sacésure sera à : 5//5 (parallélisme) – 6 // 4 (rythme majeur) – 4 // 6 (rythme mineur)


- l’octosyllabe : c’est un vers de huit (8) syllabes. Généralement, il n’est pas césuré, mais quand il l’est, sa césure n’est pas fixe : on peut avoir : 4 // 4 - 3// 5 - 5 // 3 -
Exemple : «  Comme le cygne allait nageant
Sur le lac au miroir d’argent. »Théodore de Bainville.

- le vers de sept syllabes (pentasyllabe) : il est sans césure.
Exemple : « Quand les blés sont sous la grêle
Fou qui fait le délicat. » Aragon.

- Le vers de six syllabes (hexasyllabe) : il est sans césure.
Exemple : « De la rose charmante à l’ombre du rosier. » Anna de Noailles.

2- Quelques notions :

La syllabe : unesyllabe est un groupe de phonèmes pris ensemble organisés autour d’une seule voyelle. Il existe les syllabes ouvertes terminées par une voyelle, et les syllabes fermées, terminés par une consonne.
Exemple : «L'â/ge/ vi/ril, /plus/ mûr/, /ins/pi/r(e) u/n air/ plus/ sag(e) »

- Le e muet : en finale absolue, il n’est jamaiscompté. C’est ce qu’on appelle l’apocope de l’e caduc.
Exemple : « J’ai du bon tabac / Dans ma tabatière. »

- l’hiatus : on parle d’hiatus quand deux phonèmes vocaliques sont en contact immédiat sans qu’il y ait élision du premier. Le hiatus a été interdit pour des problèmes graphiques
Exemple : « Et, durant tout un jour, j’ai eu toute Venise. » Henri de Régnier.

- la diérèse(division) : elle divise deux sons normalement lus liés. La diérèse est en général un mode de soulignement. Elle peut servir à amplifier un terme isolé ou simplement pour des raisons métriques.
Exemple : lion donne li/on ou quatrième se prononce en diérèse quat/ri/ème dans le langage courant.
« La Ré- vo-lu-ti-on leur criait : «  Vo-lon-taires… » Victor Hugo.

- lasynérèse (réunion) : groupe deux sons (ouvriers) et dans ce dernier cas on ne compte qu'une syllabe.
Exemple : le mot troisième est prononcé en synérèse troi/sième dans le langage courant
« Et les pieds sans sou-liers... » Victor Hugo.

3- Les rimes :

Ce sont des sonorités analogues, situées de manière précise à la fin du vers. Les phonèmes communs en finale absolue de vers réalisent...
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