Commentaire compos : les caractres : la bruyre , livre x , texte 29

776 mots 4 pages
Commentaire composé : Les caractères : La Bruyère , Livre X , Texte 29.
Introduction :
Le texte n’appartient pas au genre narratif ni romanesque. C’est en effet une description, puis l’analyse de celle-ci. Ce n’est pas non plus une fable, mais bien une parabole.
I. LE MYTHE DU BON PASTEUR
Tout d’abord, La Bruyère s’appuie sur un genre littéraire : la pastorale (c’est à dire le genre où les rois aiment les bergères...) présent dans le théâtre, mais aussi dans les arts (décoratifs...). Ce genre commence en 1610, en littérature par Honoré d’Urfé. Un exemple très connu : le Hameau de la Reine, village créé pour la reine Marie-Antoinette, où elle joue à la bergère ... avec des moutons lavés et une écurie propre ... Ce qui donne un thème archi-connu qu’il va exploiter à sa propre manière.
Il y a une également une analogie avec l’évangile : il décalque l’image du bon pasteur. cf. : l’auteur parle de la protection du berger à l’égard de ses brebis. Il dresse le portrait idéal du Roi, en abordant tour à tour les dimensions économique, législative, militaire et unitaire de la nation. Il y a analogie car le roi est à l’époque de droit divin, il possède un rôle religieux. L’influence de la pastorale est idéalisée à l’extrême par des termes mélioratifs. Cf. : beau jour, thym (qui est une plante qui ne pousse que sur de la bonne terre), menue et tendre... Il imagine une monarchie idéale, une vision où le peuple se trouve dans les conditions idéales.
L’impression de paix : Cf. : phrases longues, image du troupeau imperturbable, énumération et parataxe (juxtaposition sans connecteur logique), verbes d’action au présent qui donnent un effet répétitif. L’impression de paix renforce l’idée du bon pasteur.
La Bruyère prend à témoin le lecteur. Cf. : " quand vous voyez, vous paraît ?.. " Il utilise des références culturelles connues du lecteur (la pastorale...) et l’oblige à réfléchir.
Aucune transition humaine : Cf. : Les personnages utilisés ne font l’objet d’aucune

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