Commentaire de russell

Pages: 5 (1204 mots) Publié le: 8 octobre 2012
L’extrait de l’ouvrage de Bertrand Russel, Problèmes de philosophie, cherche à expliquer l’intérêt de la philosophie pour l’Homme, en mettant en avant les différences entre le regard d’un individu « éclairé » par la philosophie et celui d’un individu se contentant de la réalité superficielle du monde qui l’entoure. Russel évoque ainsi la transformation du quotidien par le biais de la philosophieainsi que son utilité.
Selon le philosophe britannique, la philosophie remet en cause la plus banale des réalités de notre quotidien et terrasse les certitudes antérieures en apportant à la fois des réponses et de nouveaux questionnements. L’individu qui n’a pas accès à la philosophie est donc contraint de persister dans des idées reçues ou qui n’ont pas été forgées par sa raison.
Russelexpose dans un premier temps la perception du monde d’un individu « qui n’a aucune teinture de philosophie » (ligne 2), puis il fait intervenir la philosophie pour en montrer les effets.


La philosophie pose autant de questions qu’elle en résout, et les réponses qu’elle apporte ne sont ni évidentes ni absolument sûres. Mais ce paradoxe explique que la philosophie apporte une nourritureindispensable à l’Homme : elle lui impose de se maintenir dans un état de quête perpétuelle et de ne jamais se satisfaire de ce qu’il a déjà appréhendé. Russel explique ainsi le caractère restrictif de l’existence d’un individu qui ne serait pas habité par la philosophie. En effet, celui-ci se contente de sa propre opinion sans jamais chercher à la remettre en question, et, ce faisant, se ferme au mondeextérieur et à la richesse intellectuelle que lui offre son quotidien.
D’ailleurs, Russel insiste sur la pauvreté de ces idées toutes faites en les désignant de trois manières spécifiques : les « préjugés » (ligne 3), les « croyances » (ligne 4) et les « convictions » (ligne 4). Ces trois notions proches traduisent un jugement sans preuves, fondé sur l’émotion et non sur la « coopération [ou]le consentement de la raison » (ligne 5). Le terme « préjugé » possède une connotation négative exprimant son caractère erroné. Ainsi, l’individu dépourvu de « fibre philosophique » accumule-t-il de nombreux défauts. Il se borne à la réalité triviale des éléments qui façonnent son quotidien, sans même se soucier d’imaginer, même de manière très hypothétique, qu’on puisse leur trouver unesignification bien plus large, celle-la même qui permettrait, à son tour, d’envisager de nouvelles interrogations. Pire, il entreprend de nourrir des opinions pouvant être violentes à l’encontre de ce qui l’entoure, sans soupçonner sa propre ignorance et donc l’absence de légitimité de son « dogmatisme quelque peu arrogant » (ligne 18).
La remise en cause permanente de ce en quoi un individu croit est doncindispensable : elle permet d’en vérifier le bien-fondé et le caractère équitable, mais également d’en pousser l’analyse dans le but incessant de parvenir à une forme de vérité plus aboutie, bien qu’intermédiaire. Un individu qui ne connaît pas la philosophie croit percevoir les limites du monde qui l’entoure et notamment de sa vie quotidienne, mais il commet pourtant une double erreur : celle decroire que ces prétendues limites existent réellement et celle de penser qu’il puisse les appréhender. C’est pour cette raison qu’il en vient à considérer tout ce qui constitue son quotidien avec suffisance, se croyant bien trop « savant » pour se préoccuper de telles réalités matérielles.

Dans cette première partie du texte, Russel décrit donc de manière elliptique et critique le mode deperception du monde de ceux qui ne connaissent pas la philosophie. Cela lui permet, dans un second temps, d’en détailler les bienfaits dans la vie d’un individu.

L’opposition entre ces deux « modes de vie » est d’emblée exprimée par le connecteur logique « au contraire » (ligne 9) et le passage de la troisième personne du singulier à la première personne du pluriel. L’éclairage de la...
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