Commentaire rousseau, les confessions, livre iii

Pages: 7 (1691 mots) Publié le: 3 mars 2013
Examen blanc du 1er trimestre 1ère ES
OBJET D’ETUDE : CONVAINCRE, PERSUADER, DELIBERER

DOCUMENTS
A - Jean-Jacques Rousseau, Les Confessions, livre III (1782)

ECRITURE

I) Vous répondrez d’abord à la question suivante (4 points) :
En quoi ces trois textes argumentatifs s’appuient-ils sur un registre comique ?

Sujet 1 : Commentaire
Vous commenterez le texte de Rousseau (document A)DOCUMENT A

On donnait ce jour-là un grand dîner, où, pour la première fois, je vis avec beaucoup d'étonnement le maître d'hôtel servir l'épée au côté et le chapeau sur la tête. Par hasard on vint à parler de la devise de la maison de Solar, qui était sur la tapisserie avec les armoiries : Tel fiert qui ne tue pas. Comme les Piémontais ne sont pas pour l'ordinaire consommés dans la languefrançaise, quelqu'un trouva dans cette devise une faute d'orthographe, et dit qu'au mot fiert il ne fallait point de t.
Le vieux comte de Gouvon allait répondre ; mais ayant jeté les yeux sur moi, il vit que je souriais sans oser rien dire : il m'ordonna de parler. Alors je dis que je ne croyais pas que le t fût de trop, que fiert était un vieux mot français qui ne venait pas du nom ferus, fier,menaçant, mais du verbe ferit, il frappe, il blesse ; qu'ainsi la devise ne me paraissait pas dire : Tel menace, mais tel frappe qui ne tue pas.
Tout le monde me regardait et se regardait sans rien dire, on ne vit de la vie un pareil étonnement. Mais ce qui me flatta davantage fut de voir clairement sur le visage de Mlle de Breil un air de satisfaction. Cette personne si dédaigneuse daigna me jeterun second regard qui valait tout au moins le premier ; puis, tournant les yeux vers son grand- papa, elle semblait attendre avec une sorte d'impatience la louange qu'il me devait, et qu'il me donna en effet si pleine et entière et d'un air si content, que toute la table s'empressa de faire chorus, ce moment fut court, mais délicieux à tous égards, ce fut un de ces moments trop rares qui replacentles choses dans leur ordre naturel, et vengent le mérite avili des outrages de la fortune. Quelques minutes après, Mlle de Breil, levant derechef les yeux sur moi, pria, d'un ton de voix aussi timide qu'affable, de lui donner à boire, on juge que je ne la fis pas attendre ; mais en approchant je fus saisi d'un tel tremblement, qu'ayant trop rempli le verre, je répandis une partie de l'eau surl'assiette et même sur elle. Son frère me demanda étourdiment pourquoi je tremblais si fort, cette question ne servit pas à me rassurer, et Mlle de Breil rougit jusqu'au blanc des yeux.

intro
Le siècle des lumières est une période qui se tint au XVIIIème siècle durant laquelle des savants, philosophes ont osé se manifester (cette époque étant au départ dominé par la censure).
Jean-JacquesRousseau est l'un des plus illustres philosophes du siècle des Lumières, bien que son œuvre philosophique et son tempérament l'aient souvent opposé au rationalisme des Lumières ainsi qu'à quelques-uns de ses éminents représentants. Ses travaux ont influencé grandement l'esprit révolutionnaire français. Il est particulièrement célèbre pour ses travaux sur l'homme, la société ainsi que sur l'éducation.Ici c’est un extrait des confessions du livre III qu’il a publié en 1782 que nous avons à analyser. Dans se passage, Rousseau est a Turin est devient valet au service du comte de Gouvon. Celui-ci est secrètement amoureux de Mlle de Breil la petite fille du comte. Mais la distance sociale l’empêche de faire connaître ses sentiments. Lors d’un grand dîner, une occasion de faire valoir sa culturegénérale se présente à lui.
Comment ce grand dîner tourne-t-il a la faveur de Rousseau et comment la revanche social est- elle manifestée dans ce texte ?
Nous répondrons à cette problématique par le biais de trois grands axes : tout d’abords nous verrons que ce dîner est un moment avantageux pour mettre en valeur les vertus du valet, ensuite la revanche sociale, et enfin que ce dîner est un instant...
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