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Pages: 5 (1244 mots) Publié le: 5 février 2015
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Introduction
Le bonheur nous est-il accessible ? Spontanément, on a tendance à faire du bonheur le but de notre vie, celui-ci étant compris comme un sentiment positif correspondant à une réalisation de soi, un sentiment d'accomplissement que l'on éprouverait de façonaussi immédiate que son contraire, la souffrance. Pourtant, sommes-nous vraiment capables d'éprouver immédiatement le bonheur ? Force est de constater que l'expérience de la souffrance est une expérience frappante : je ne peux m'habituer à ma souffrance ni la négliger. En revanche, il semble que je ne sois pas toujours aussi attentif à mon bonheur : ce bonheur, j'ai souvent tendance à l'oublier, et à ne lepercevoir qu'une fois enfui. Mais alors, le bonheur est-il ce sentiment positif que je me dois de tenir pour le but ultime de ma vie ?
C'est cette question qu'aborde Schopenhauer dans ce texte. Il développe ici une thèse paradoxale : le bonheur n'est qu'une réalité négative puisque peu sensible sur le moment. Chercher le bonheur est donc une quête vaine. Sa démonstration se développe en trois temps.Dans un premier temps, Schopenhauer énonce l'idée qu'il va développer tout au long du texte : la réalité première, immédiate, de notre existence, c'est la souffrance. D'emblée, il adosse cette idée à une expérience assez commune : il faut perdre ce à quoi nous tenons pour s'apercevoir que nous le possédions.
Dans un deuxième temps, Schopenhauer présente un premier élément d'explication : si noussommes incapables de percevoir les biens au moment où nous les possédons, c'est en raison du phénomène de l'habitude. Parallèlement, plus nous nous habituons au plaisir, plus nous en sommes dépendants, et plus la perte de celui-ci nous sera douloureuse.
Enfin, Schopenhauer se réfère à notre expérience du temps : il faut souffrir ou s'ennuyer pour sentir vraiment le temps. Ces deux expériencessemblent donc conforter sa thèse : ce que nous percevons avec acuité, c'est ce qui nous fait souffrir. Le bonheur, lui, estune réalité peu sensible, qui n'a pour effet que de nous rendre plus malheureux lorsque nous l'avons perdu.
1. La seule réalité immédiate de notre existence, c'est la souffrance
A. La douleur est une réalité positive, le bonheur une réalité négative
Schopenhauer énonce sathèse de départ sous la forme d'un paradoxe : la souffrance est une réalité « positive », le bonheur uneréalité « négative ». Comme l'indiquera la suite du texte, cela ne signifie pas que la souffrance est bonne pour nous. Au fond, la souffrance ne peut être dite positive que dans la mesure où elle s'impose à nous de façon immédiate : quand je souffre, je sais immédiatement que je souffre, et, encela, on peut dire que la souffrance se « dénonce d'elle-même », c'est-à-dire sans intermédiaire, sans médiation. En revanche, le bonheur, le bien-être, le plaisir, toutes choses que l'on considère comme bonnes pour nous, sont des réalités « négatives », c'est-à-dire qu'elles ne nous apparaissent pas immédiatement par elles-mêmes, mais seulement à travers l'absence de leur contraire (la souffrance,la douleur).
B. En effet, il faut perdre ce que l'on avait pour en connaître le prix
Pour expliquer cela, Schopenhauer s'appuie sur une expérience commune : souvent, il faut perdre les choses que nous considérons comme bonnes pour nous (« la vie, la santé, la jeunesse, la liberté ») pour nous rendre compte, a posteriori, que nous les possédions. Par exemple, il faut tomber malade pours'apercevoir que nous étions en bonne santé, ou, plus précisément, pour comprendre la valeur de la santé, cet état que nous sentions à peine puisqu'il était vécu jusque là comme « normal ». De la même façon, souvent, il faut tomber dans le malheur pour s'apercevoir qu'avant ce malheur nous étions heureux : car, là encore, nous vivions cet état de bonheur comme « normal », et il ne nous était...
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