Descartes-machiavel dans la lettre à elisabeth

Pages: 13 (3013 mots) Publié le: 3 mai 2010
Machiavel et le machiavélisme

Confrontation de l`interprétation du Prince de Machiavel dans la lettre a Elisabeth de septembre 1646 de Descartes et l`œuvre du Prince même.

INTRODUCTION

Descartes est couramment considéré comme un rationaliste. Il est représentatif du rationalisme au sens où il a participé a l’essor de la science moderne, et où la démarche scientifique lui asemblé suffisamment solide pour servir de modèle a la résolution des questions philosophiques les plus ardues.
Dans la correspondance qu’il a tenu avec la princesse Elisabeth du Bohême, durant la période 1643-1650, on trouve un échange de réflexions sur les thématiques qui ont été pris en considération dans tout la philosophie cartésienne, comme cella du bonheur, cella de l’union de l âme et du corps,des passions, de Dieu ou, dans ce cas, des distinctions qu’il faut respecter pour maintenir le pouvoir étant vertueux.

Descartes, dans la lettre de septembre 1646, exprime sa désapprobation vers ce qu’on appelle « politique du mal », attribué à Machiavel. Il montre que les préceptes « tyranniques » de l’auteur du Prince sont contradictoires avec le but que celui-ci poursuit : se maintenir aupouvoir.

On pourrait diviser le texte dans deux grandes parties : la première (du commence, jusqu'à « pensent telles ») est consacrée a la critique avancée par Descartes sur « la manque de distinction entre les princes qu’ont acquis le pouvoir par des voies justes, et ceux qui l’ont usurpé par des moyens illégitimes. ».
Le premier paragraphe révèle le principe erroné à partir duquel Machiavelaurait formulé les préceptes à donner au Prince.
Le deuxième et le troisième paragraphe reportent des exemples de la « politique du mal » qui Descartes voit théorisé par le Florentin.
Enfin le quatrième paragraphe explicite la justification et la position de Descartes par rapport les critiques qu’il vient de faire.
La deuxième grande partie (dés « On doit aussi distinguer », jusqu'à la fin)propose encore une distinction (qui est supposé pas claire chez Machiavel) entre les sujets, les amis ou alliés et les ennemis. A-travers la définition de la relation entre le prince et chacun de tels types des individués, on voit émerger la différentiation voulu par l’auteur.

On verra, a-travers une analyse des remarques des Descartes sur Le Prince, et Le Prince même, dans quel cadre philosophiquecelle-ci trouvent leur fondement, et en quoi elles sont le résultat d’une interprétation machiavélique de Machiavel, ou encore ou elles ont une certaine affinité avec l’œuvre critiqué.
On peut se demander si Machiavel a effectivement « manqué » de faire toutes ces distinctions, ou plutôt si leur absence rentre dans l’essence de l’ordre politique conçu par l’auteur florentin.

Les deuxaccusations que Descartes adresse à Machiavel concernent le fait de ne pas savoir mettre des distinctions, soit entre les moyens pour acquérir un État, soit dans les relations humaines.
La clarté et la distinction sont en fait pour cet auteur les marques du vrai. Elles font partie de la méthode, sans laquelle on ne peut pas « bien conduire sa raison » (Discours de la méthode).
Donc, avant tout, onpourrait dire que selon Descartes, Machiavel ne peut pas donner des préceptes « justes » et « légitimes » car il ne s’a pas servi de la bonne méthode, donc il ne pouvait pas « bien conduire sa raison ».
Dans le premier cas la manque de distinction est entre « les princes qui ont acquis un État par des voies justes, et ceux qui l’ont usurpé par des moyens illégitimes ». Que les voies soient « justes »ou les moyens « illégitimes », cela dépend des principes qu’on considère comme fondement de la politique.
Or, si on voit l’œuvre du Prince, la question essentielle abordée par Machiavel c’est cella de la conservation du pouvoir, plutôt que cella de la légitimité.
Il montre que dans un régime héréditaire, la fidélité des sujets à leur prince est moins fondée sur la légitimité du gouvernement...
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