Despotisme

496 mots 2 pages
Fauvisme [pic]Un nom né du scandale
18 octobre 1905 : Emile Loubet, président de la République, refuse d’inaugurer le troisième salon d’automne qui s’ouvre au Grand Palais. La cause : la salle VII, qui réunit les toiles de Camoin, Derain, Manguin, Marquet, Matisse et Vlaminck, est jugée inacceptable par l’ensemble des critiques. On parle de « bariolages informes », de « brosses en délire », « de mélange de cire à bouteille et de plumes de perroquet ».
Plus particulièrement attaquée, La femme au chapeau de Matisse, quand elle ne fait pas rire, attire les foudres et les commentaires les plus virulents. Un buste placé au centre de la pièce fait alors écrire à Louis Vauxcelles : « C’est Donatello parmi les fauves ». La formule plaît tellement que la salle est bientôt rebaptisée « la cage aux fauves ». Par extension, les artistes y ayant exposé sont assimilés à cette expression et leur peinture est qualifiée de « fauviste ».
Un mouvement sans manifeste
Premier véritable scandale artistique du XXe siècle, le fauvisme ouvre le bal des avant-gardes. Pour autant, il s’en distingue aussi dans la mesure où il ne s’est pas constitué volontairement autour d’un manifeste (contrairement au dadaïsme, au futurisme ou au surréalisme par exemple).
Bien que certains des artistes de la salle VII aient pratiqué ensemble la peinture (Matisse et Derain à Collioure, pendant l’été 1905), aucun n’a jamais revendiqué une quelconque appartenance à un mouvement constitué et régi par des principes qu’ils auraient édictés collégialement. En revanche, il est vrai que beaucoup se connaissaient (ils ont été nombreux à fréquenter les cours de Gustave Moreau à l’Académie des beaux-arts) et que certains, liés d’amitié, échangeaient fréquemment sur l’avancée de leur travail. Ainsi, en 1905, Derain écrit à Vlaminck : « Je me suis laissé aller à la couleur pour la couleur ».
L’explosion de la couleur et la liberté d’expression
Et, en effet, s’il est une caractéristique commune à tous ces

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