Dissertation sur le drame d'auschwitz "d'après theodore adorno c'est un acte de barbarie que d'écrire un poème."

1886 mots 8 pages
Le drame d’Auschwitz a constitué un tournant dans l’Histoire, de là à mobiliser la grande majorité des écrivains qui furent dans la plupart des cas, des victimes qui survécurent à cet évènement atroce que fut le génocide de la race juive. Ce fut, de ce fait, le cas de Rose Auslander, qui témoigne de l’atrocité de ce drame à travers l’écrit de nombreux poèmes, qu’elle aura elle-même façonnée selon son ressenti face à ce qu’elle a enduré. Cependant des écrivains comme Théodore Adorno, qui ont échappé à cette catastrophe, vont se montrer réticent à cette technique littéraire employée par Auslander, dans le sens où « après Auschwitz, c’est un acte de barbarie que d’écrire un poème » dit-il. Que faire alors, après une telle barbarie ? En parler à travers la poésie, ne serait-ce pas un moyen d’atténuer la douleur résultant de ce drame ? Mais ne serait-ce pas aussi une esthétisation de l’horreur que d’en parler par le biais de la poésie ? Pour combler ces questions il serait plus judicieux d’envisager, dans un premier temps, la poésie comme une arme contre ce génocide ; cependant de cette technique littéraire, il en résulte une esthétisation de l’horreur, ce qui rejoint parfaitement le point de vue d’Adorno ; Cela dit l’acte d’écrire un poème a en soi un dépassement de la douleur causée par l’horreur et mène à une réflexion sur cela.

La poésie est un art qui pourrait apparaître comme une arme dans le cas d’un fait historique douloureux, ici il s’agit du génocide juif. Rose Aunslender a sans cesse tenter d’assumer son passé douloureux à travers l’écriture, se tournant plus particulièrement vers la poésie. Sa démarche va à l’encontre de l’affirmation d’Adorno qui insiste sur le fait qu’écrire un poème après Auschwitz reviendrait à commettre un acte barbare envers l’humanité. Or cette démarche entreprise par Aunslender est justement un moyen pour elle, aussi bien en tant que victime qu’écrivain, d’extérioriser sa souffrance face au calvaire subi à cette époque là. Elle

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