dormir moins bete

Pages: 13 (3222 mots) Publié le: 9 janvier 2014
JeanJaques Rousseau est un philosophe genevois ayant marqué le siècle des Lumières, entrant ainsi dans l’histoire des Idées, notamment avec ses œuvres dont : Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes, Julie ou la Nouvelle Héloïse, Du contrat social et Les Confessions.
On retient également Émile, ou De l'éducation, paru en 1762, à travers lequel l’auteur traite,en cinq livres, de la manière d’instruire les hommes, et ce, de leur enfance à l’âge adulte. Par ailleurs, le livre V marque le passage d’Emile à l’âge adulte, notamment en épousant Sophie. Il concerne aussi l’éducation de cette dernière. C’est précisément la description de la femme par Rousseau qui fera l’objet de notre étude. En effet, on observe au premier abord que l’auteur fait de la femme unêtre inférieur à l’homme à cause de sa soumission naturelle, son vice … Mais on remarque bien vite des réflexions qui le contredisent. La question est de savoir si Rousseau considère la femme entant qu’être supérieur ou inférieur à l’homme. Nous tenterons de comprendre aussi le sens caché de ces contradictions concernant la question de la femme.













Jean-Jacques Rousseauprécise au début du livre V que les hommes et les femmes sont incomparables lorsqu’il écrit : « En ce qu’ils ont de commun ils sont égaux ; en ce qu’ils ont de différent ils ne sont pas comparables »1 et ne cesse de le rappeler tout au long de ce livre. Paradoxalement, la description que fait l’auteur des femmes tient principalement dans leur comparaison aux hommes.

Les petites filles, presque ennaissant, aiment la parure : non contentes d’être jolies, elles veulent qu’on les trouve telles : on voit dans leurs petits airs que ce soin les occupe déjà ; et à peine sont-elles en état d’entendre ce qu’on leur dit, qu’on les gouverne en parlant de ce qu’on pensera d’elles. Il s’en faut bien que le même motif très indiscrètement proposé aux petits garçons n’ait sur eux le même empire. Pourvuqu’ils soient indépendants et qu’ils aient du plaisir, ils se soucient fort peu de ce qu’on pourra penser d’eux…2

La comparaison n’avait-t-elle pas lieu d’être ? Ceci constitue le premier paradoxe, car c’est en procédant à cette comparaison hommes/femmes que Rousseau décrit les femmes en tant qu’êtres inférieurs, principalement par rapport à leur sexe, car celui-ci les rend faibles de nature,dépendante, et, du coup, sujettes au vice. Les femmes sont donc en cela inférieures pour Rousseau. C’est pour cette raison qu’il leur faut une éducation dont les principes clefs sont la pudeur et la soumission aux volontés du mari.
Si Rousseau soutient que l’infériorité des femmes réside dans ce sexe qui les tient à la merci des hommes, il semble admettre, pourtant, que ce même sexe « faible » soumet leshommes.

…, c’est que le plus fort soit maître en apparence, et dépende en effet du plus faible ; et cela non par un frivole usage de galanterie, ni par une orgueilleuse générosité de protecteur, mais par une invariable loi de la nature, qui, donnant à la femme plus de facilité d’exciter les désirs qu’à l’homme de les satisfaire, fait dépendre celui-ci, malgré qu’il en ait, du bon plaisir del’autre, et le contraint de chercher à son tour à lui plaire pour obtenir qu’elle consente à le laisser être le plus fort. Alors ce qu’il y a de plus doux pour l’homme dans sa victoire est de douter si c’est la faiblesse qui cède à la force, ou si c’est la volonté qui se rend ; et la ruse ordinaire de la femme est de laisser toujours ce doute entre elle et lui.3

En effet, Rousseau contredit sonpoint de vue dans ce passage en admettant, qu’en « vérité », les hommes forts en apparence, dépendent « par nature » du sexe, à priori, faible, car si les femmes sont faibles physiquement, elles utilisent la ruse pour contrer leur infériorité physique, et ce afin de faire installer le doute dans l’esprit des hommes en ce qui concerne leur supériorité. La ruse n’est certainement pas une...
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