Embrassons-nous Follville

551 mots 3 pages
Cocteau perçut les faiblesses de l'âme humaine pour la première fois à l'âge de neuf ans lorsque son père, avocat, se suicide. A quinze ans, élève médiocre, il décide de quitter la maison familiale. Il publie à 19 ans son premier recueil de poèmes, « La Lampe d'Aladin » (1909). Il se lie alors avec Proust et Gide.

Sa rencontre avec les Ballets Russes, dirigés par Sergey Diaghilev, démarre son expression théâtrale. Il exprime alors le désir de créer des ballets, ce qui donnera « Parade » (1917), sur une musique d'Eric Satie et des décors de Pablo Picasso, et « Le boeuf sur le toit » (1920), composé par Darius Milhaud. Il se sert de son expérience en tant que conducteur d'ambulance en Belgique lors de la guerre pour écrire « Thomas l'imposteur » (1923), devient ami de Roland Garros à qui il dédiera des poèmes liés à l'aviation. Dans le même temps, il fréquente le milieu de l'art moderne, les Picasso, Modigliani, Max Jacob ou Apollinaire.

Il adapte également des pièces classiques avec une approche moderne, comme « Antigone » (1922) ou « Roméo et Juliette » (1924). On peut alors le considérer comme un vrai homme de la Renaissance, au milieu de ses tableaux, tapisseries, pièces, poèmes et autres écrits. Il fait la rencontre de Raymond Radiguet, qui à seize ans est un prodige, un esthète de la clarté et de la simplicité dans la poésie et l'écriture. La mort de Radiguet, à 21 ans en 1923 est un drame, l'amenant à consommer de l'opium pour se consoler de la disparition de son ami. Il écrira peu après « Orphée » (1926), pièce qui marque le retour de la tragédie dans l'art scénique contemporain. En 1929, il écrit « Les enfants terribles » en trois semaines. Il en adaptera le scénario en 1950 pour le film de Jean-Pierre Melville dont il sera également le narrateur.

Avec l'aide du Vicomte de Noailles, il monte son premier film, un muet qui s'intitulera « Le sang d'un poète » (1930). La poésie est pour lui la forme la plus aboutie d'expression, et ce film explore la

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