Epargne, vice ou vertu ?

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L'impact de l'épargne sur la croissance est ambigu : d'un côté, elle permet l'investissement, indispensable à la croissance ; de l'autre, elle réduit la consommation... et donc les raisons d'investir. Evidemment, l'idéal serait de pouvoir consommer et investir simultanément, mais est-ce possible ?

Selon les données annoncées par les décideurs économiques, l'épargne nationale aurait atteint des niveaux fort élevés. Plus de 30% du PIB. Un taux rarement égalé. Comment apprécier cette «performance» ? Est-elle le signe d'une bonne santé de l'économie ? Epargner ou consommer ? Lequel de ces comportements est favorable à la dynamique économique ? Il ne peut y avoir de réponse catégorique à cette question. Tout dépend du rythme de fonctionnement de la machine économique, des motivations des épargnants et de bien d'autres facteurs. Mais les choix en la matière intéressent les politiques comme les prévisionnistes, car ils sont lourds de conséquences sur la croissance. En longue période, la démographie, la protection sociale ou la fiscalité sont des facteurs décisifs de l'épargne. A court terme, les économistes et prévisionnistes mettent généralement en avant l'évolution des revenus et des prix. Peur du chômage et de l'avenir ? Attrait des placements financiers ? Frénésie de consommation ? Passant sans crier gare de cigale à fourmi, le comportement des épargnants mérite d'être examiné.

La plupart des gens modulent leur taux d'épargne selon leur âge : ils s'endettent à leur entrée dans la vie active, puis épargnent en prévision de leurs vieux jours et dépensent cette épargne ensuite. C'est l'«hypothèse du cycle de vie» due à l'économiste américain Franco Modigliani. Elle implique que l'arbitrage entre consommation et épargne est modifié lorsque l'âge moyen d'une population change. La protection sociale est un autre facteur. Logiquement, une protection sociale solide dispense d'accumuler une épargne de précaution en cas de maladie ou d'accident. Ainsi, la faiblesse de la

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