Extrait de " leçcon de métaphysique "

Pages: 5 (1133 mots) Publié le: 14 décembre 2009
Les connaissances humaines dans leur ensemble sont, du point de vue de la forme, de deux sortes : 1) sont historiques celles qui sont ex datis, tirées tout simplement de l’expérience; 2) sont rationnelles celles qui sont ex principiis, tirées de certains principes. Les connaissances rationnelles sont à leur tour : 1) philosophiques, connaissances par concepts; 2) mathématiques, connaissances parconstruction des concepts. On peut distinguer les connaissances du point de vue de leur origine objective, c’est-à-dire d’après les sources qui font qu’une connaissance est seulement possible, et du point de vue de leur origine subjective, c’est-à-dire d’après la manière dont une connaissance peut être acquise par l’homme. Par rapport à la première origine, les connaissances sont ou rationnellesou empiriques, par rapport à la seconde, elles sont rationnelles ou historiques. Mais du point de vue de la connaissance en soi, n’importe la manière dont elle s’est produite. — La philosophie serait alors le système de la connaissance rationnelle par concepts. Mais nous devons considérer d’abord les connaissances mêmes, et ensuite leur système. — Puisque les mathématiques et la philosophies’accordent pour se définir comme des connaissances rationnelles, il nous faut définir en premier lieu les connaissances rationnelles. Les connaissances rationnelles s’opposent aux connaissances historiques. Les connaissances historiques sont ex datis, et les connaissances rationnelles sont ex principiis, comme nous l’avons signalé plus haut. Les premières, celles qui sont historiques, ne sont desconnaissances possibles que parce qu’elles sont données. Les secondes proviennent du fait qu’on en connaît les principes et qu’on les produit a priori. Ce point mérite d’être éclairci. Une connaissance peut provenir de la raison et n’être cependant qu’historique et, pour tout dire, subjective; mais une connaissance philosophique est une connaissance objective. On peut donc apprendre la philosophie sanssavoir philosopher. C’est pourquoi celui qui veut devenir un vrai philosophe doit faire de sa raison un libre usage, et non pas un usage simplement imitatif, pour ainsi dire mécanique.

Nous avons dit des connaissances rationnelles qu’elles sont des connaissances ex principiis, qu’elles doivent donc être a priori. Il existe deux sortes de connaissances a priori, mais qui comportent nombre dedifférences notables, ce sont les mathématiques et la philosophie. On a coutume de dire qu’elles se différencient par leur objet, mais c’est faux. La première, dit-on, s’occupe de la quantité, la seconde, de la qualité. Mais la différence entre ces sciences ne repose pas sur l’objet; car la philosophie porte sur tout le connaissable, et les mathématiques également pour une part puisque tout a unegrandeur. La grandeur est aussi un objet de la philosophie, mais seule la manière d’en traiter est différente de celle des mathématiques. Qu’est-ce qui distingue alors les modes de connaissance rationnelle des mathématiques et de la philosophie ? Leur différence spécifique consiste en ceci : toute philosophie est connaissance rationnelle par simples concepts tandis que les mathématiques sont uneconnaissance rationnelle par construction des concepts. Je construis des concepts quand je les représente dans I’intuition a priori, en dehors de l’expérience, ou bien quand je représente dans l’intuition un objet qui correspond à mon concept. — L’intuition a priori est celle qui ne dépend pas de l’expérience, mais que chacun peut se donner à lui-même. Le mathématicien ne peut jamais se servir de saraison à partir de simples concepts, tout comme le philosophe ne peut jamais se servir de sa raison à partir de la construction des concepts. — Dans les mathématiques, on use de la raison in concreto, mais l’intuition n’y est pas empirique, puisque, au contraire, on fait ici de quelque chose a priori un objet de l’intuition. Nous voyons donc que les mathématiques ont en cela une supériorité sur...
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