Fiche de lecture distance et proximité en travail social

1077 mots 5 pages
Fiche de lecture Claire PUJOL. ES1 Je choisi d’analyser le livre « Distance et proximité en travail social. Les enjeux de la relation d’accompagnement » . Edition ESF 2019. Ecrit par Dominique DEPENNE. J’ai trouvé dans cette œuvre une forme de contentement, voire de satisfaction. J’espérais que cette lecture m’apporterait la réponse à la question personnelle mais …afficher plus de contenu…

Bien sûr la vision d’une société fondée sur l’empathie peut apparaitre utopique de nos jours et je ne manquerai pas de rappeler combien l’individualisme et l’apathie rongent les âmes. Bien que la France soit en retard comparée à d’autres pays qui ont fait de l’aide sociale et de l’éducation une priorité, on peut dire que les mœurs ont grandement évolué et évoluent encore notamment grâce à des chercheurs comme Dominique DEPEENE. Dans ce livre, DEPENNE réfute les thèses Durkheimiennes qui « professent l’antériorité et la supériorité du social sur l’individu ». L’œuvre est en revanche largement influencée par la pensée d’Emmanuel LEVINAS, de Norbert ELIAS et de Georges SIMMEL qui eux s’insurgent contre « la technicisation des mécanismes de la pensée et des relations humaines ». DEPENNE, porté par ces idées, va critiquer durement la déshumanisation de l’institutionnalisation et rejeter avec virulence l’idéologie qui prône la « bonne distance » dans la relation éducative. Les relations interhumaines sont alors perçues comme un processus en perpétuel mouvement. Pour illustrer son raisonnement, l’auteur utilise la métaphore du « continuum ». La relation apparait comme un ensemble de variations, d’éléments en mouvements. Un tout qui met en tension deux dynamiques opposées : « la distance » et la « fusion » ou « l’éloignement » et « le rapprochement ». La relation, a fortiori le fait social est un phénomène fluctuant et extra -ordinaire : Un fait qui n’est ni ordinaire ou banal, ni répartitif, ni stable . L’acte éducatif ne devrait donc jamais s’inscrire dans la quotidienneté ou dans l’injonction ? La relation éducative semble naitre et exister par le désir de rencontre et d’aventure, désir d’aller vers l’autre dans une sincère et authentique reconnaissance de l’altérité.Mais comment ne pas céder à une définition quantifiable et catégorisable de l’acte éducatif, face à des outils numériques qui réduisent parfois la relation éducative à des algorithmes ? Il semblerait que l’altruisme et la philanthropie soient alors les moteurs et les piliers fondateurs du travail social. C’est donc dans la proximité mais également dans la réciprocité, l’engament et la responsabilité que se construit la relation éducative. Et non dans l’application répétitive de techniques qui s’adapteraient à toutes situations : « … Cette proximité n’est pas une posture spatiale fixée, mais « quelque chose » qui demeure dynamique et qui signifie que l’on n’est jamais assez proche. Ethiquement c’est un interminable processus. » p55. L’auteur lève t’il le voile sur un débat qui oppose deux postures d’apparence incompatibles ? Je comprends que la distance (éloignement) exprime une peur ou une gêne suscitée par l’autre et que la fusion (trop grande proximité) annule l’individu par un phénomène d’absorption. J’avais déjà entendu et j’entendrai surement encore le mot « distance » …afficher plus de contenu…

DEPENNE, porté par ces idées, va critiquer durement la déshumanisation de l’institutionnalisation et rejeter avec virulence l’idéologie qui prône la « bonne distance » dans la relation éducative. Les relations interhumaines sont alors perçues comme un processus en perpétuel mouvement. Pour illustrer son raisonnement, l’auteur utilise la métaphore du « continuum ». La relation apparait comme un ensemble de variations, d’éléments en mouvements. Un tout qui met en tension deux dynamiques opposées : « la distance » et la « fusion » ou « l’éloignement » et « le rapprochement ». La relation, a fortiori le fait social est un phénomène fluctuant et extra -ordinaire : Un fait qui n’est ni ordinaire ou banal, ni répartitif, ni stable . L’acte éducatif ne devrait donc jamais s’inscrire dans la quotidienneté ou dans l’injonction ? La relation éducative semble naitre et exister par le désir de rencontre et d’aventure, désir d’aller vers l’autre dans une sincère et authentique reconnaissance de l’altérité.Mais comment ne pas céder à une définition quantifiable et catégorisable de l’acte éducatif, face à des outils numériques qui réduisent parfois la relation éducative à des algorithmes ? Il semblerait que l’altruisme et la philanthropie soient alors les moteurs et les piliers fondateurs du travail social. C’est donc dans la proximité mais également dans la réciprocité, l’engament et la responsabilité que se construit la relation éducative. Et non dans l’application répétitive de techniques qui s’adapteraient à toutes situations : « … Cette proximité n’est pas une posture spatiale fixée, mais « quelque chose » qui demeure dynamique et qui signifie que l’on n’est jamais assez proche. Ethiquement c’est un interminable processus. » p55. L’auteur lève t’il le voile sur un débat qui oppose deux postures d’apparence incompatibles ? Je comprends que la distance (éloignement) exprime une peur ou une gêne suscitée par l’autre et que la fusion (trop grande proximité) annule l’individu par un phénomène d’absorption. J’avais déjà entendu et j’entendrai surement encore le mot « distance » prononcé lors d’échanges professionnels. « Garder ses distances avec un jeune dit « violent » ou encore « mettre de la distance avec les parents ». Je comprends maintenant quels sont les mécanismes relationnels qui induisent de tels comportements. J’espère réussir à utiliser ces informations pour nourrir ma compréhension et mon analyse des situations que je rencontre. Ma vision de l’accompagnent s’est éclaircie du fait qu’il soit rassurant de découvrir que la relation éducative ne peut être régie pas des « diktats » ou des postulats stables. « Refuser l’alternative entre distance et proximité, c’est refuser se faire enfermer dans cette dialectique sauvage qui condamne à ne penser qu’à partir de bornes préalablement fixées . » p34. Il serait donc illogique voir impossible d’aborder la relation éducative sous l’angle d’une régularisation ou d’une quotidienneté. Tout au long de cette lecture, je n’ai cessé de projeter les idées de l’auteur sur mes vécus professionnels. J’en extrais une motivation supplémentaire et je me rassure pensant qu’il n’existe peut être pas de bonne posture éducative mais bien une posture propre à chacun et à chaque

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