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1913 mots 8 pages
Les animaux malades de la peste

Rappel pour moi : Cette fable est une satire politique dirigée contre la perfidie des courtisans, ministres et conseillers du roi. C’est presque l’histoire de toute société humaine : le lieu de la scène est imposant ; c’est l’assemblée générale des animaux. L’époque en est terrible, celle d’une peste universelle.

INTRO

La Fontaine a marqué le 17eme siècle par ses fables. 1ere publication des Fables à partir de 1668. Il s’est inspiré des fabulistes Phèdre et Esope.
Les fables sont un court récit qui contient une morale. La Fontaine a choisi de mettre en scène de animaux plutôt que des hommes pour évoquer les relations de pouvoir entre le roi et ses sujets. Cette fable met donc en scène un roi et ses courtisans alors que le royaume est touché par la peste : au XVII ème siècle, la peste est une épidémie encore présente dans les esprits ; c’est une maladie qui touche tout le monde. La Fontaine met à profit cette épidémie pour observer les relations humaines.
Les axes de lecture retenus :
1. Une mise en scène mythologique
2. A la recherche d’un bouc émissaire
3. Une critique de la justice et du pouvoir

I – UNE MISE EN SCENE MYTHOLOGIQUE

La peste est un châtiment divin, une punition envoyée aux hommes pour les punir de fautes qu’ils ont commises et pour lesquelles ils ne se sentent pas coupables. La fontaine s’inspire des récits antiques. Au XVII ème siècle encore, les médecins parlent encore d'humeur "pécante" pour la fièvre, c'est-à-dire pécheresse.
La Fontaine commence sa fable par la présentation de ce fléau : v. 1 à 6. La peste est définie par deux appositions avant d'être nommée, ce qui crée une attente progressive.
Le fabuliste peint un tableau très noir de la situation : champ lexical de la peur, du malheur : « mal, terreur, crime, Achéron (connotation enfer, damnation), mouraient et « mourante vie » au v. 9 : cet oxymore renforce l’idée que, même s’il reste un peu de vie, cette dernière est sur le point de

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