Freud

Pages: 18 (4383 mots) Publié le: 8 octobre 2012
FREUD : MALAISE DANS LA CULTURE (1929)




Ecrit d’un jet pendant des vacances d’un mois en Autriche. Peu de ratures. Ouvrage le plus pessimiste de Freud, et parmi ses essais celui qui est le plus philosophique. A connu à sa sortie beaucoup de succès, et fut très vite réédité, et le fut à de nombreuses reprises. Constitué de 8 gros paragraphes, d’environ une dizaine de pages chacun, dontchacun traite d’une question légèrement différente, mais relative à la culture. Retraduction assez récente par des psychanalystes, d’où un vocabulaire parfois un peu spécialisé et peu littéraire (ex la « désaide » )





I. Origine du besoin religieux : angoisse et besoin de protection

Le sentiment « océanique », c’est-à-dire le sentiment de « faire un avec le monde » (selon Romain Rolland)est-il source de tous les besoins religieux ? (Non.)
Rien n’est pour nous plus assuré que le sentiment de notre moi, qui nous apparaît autonome, unitaire, bien démarqué de tout le reste. Toutefois cette apparence est un leurre : le moi se continue vers l’intérieur, sans frontière tranchée, dans un être animique inconscient (le ça), auquel il sert en quelque sorte de façade. Mais, versl’extérieur du moins, la frontière est bien marquée sauf dans le comble de l’état amoureux et dans certains états pathologiques graves : psychoses.
Apprentissage de la distinction moi / monde extérieur
Au début, le nourrisson ne distingue pas un moi et un monde extérieur. Il apprend à le faire peu à peu. Contrairement aux parties du corps, le sein maternel n’est pas toujours disponible ; il faut une actionparticulière (crier) pour le ramener à soi ; plus tard, les sensations de douleur et de déplaisir sont rejetées dans le monde extérieur pour former un moi-plaisir pur auquel s’oppose un dehors étranger et menaçant. Mais cette partition est fausse (des plaisirs viennent du monde extérieur et le corps est parfois source de souffrance). On apprend peu à peu à distinguer ce qui est intérieur de ce quiest extérieur et qui ne dépend pas de nous, faisant ainsi le premier pas vers l’instauration du principe de réalité (cette distinction permet de se défendre des sensations de déplaisir). À l’origine le moi contient tout, progressivement il sépare de lui le monde extérieur. Il est possible que ce sentiment originel (sentiment d’un moi inclusif) survive aux côtés de sa progéniture (sentiment du moide la maturité), ce qui expliquerait l’origine du « sentiment océanique ». (Métaphore de la ville (Rome) : les nouvelles constructions se font sans destruction nécessaire des anciennes qui subsistent sous forme de ruines. Il en va de même pour l’esprit humain.)
Origine des besoins religieux
De quel droit le « sentiment océanique » prétend-il être considéré comme la source des besoinsreligieux ? Le besoin le plus fort de l’enfance est celui de la protection paternelle. Ce sont avant tout ces sentiments de désaide infantile et de désirance pour le père – remplacés plus tard par l’angoisse devant la puissance du destin – qui sont causes du besoin religieux. Par conséquent, le « sentiment océanique » n’a pas le rôle de premier plan, il est mis après coup en relation avec la religion ; carfaire corps avec le tout est un moyen de dénier le danger dont le moi reconnaît la menace venant du monde extérieur.
Remarque : d’après certains, des pratiques comme le yoga permettent d’éveiller en soi des sentiments d’universalité et de fusion avec le cosmos qui correspondraient des états immémoriaux et donneraient un fondement physiologique à de nombreuses sagesses relevant de la mystique.II. Comportements face à la vie

La vie est trop difficile à supporter. Pour y parvenir, nous avons recours à 3 sortes de remèdes :
(1) puissantes diversions pour oublier notre misère ou y attacher peu d’importance (ex : cultiver son jardin ; activité scientifique) ;
(2) satisfactions substitutives qui diminuent la misère (ex : art) ;
(3) stupéfiants qui nous rendent insensibles à...
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