Iphihénie chez Euripide et Racine

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Devoir de français : Comparaison des pièces d’Euripide et Racine

Le mythe d’Iphigénie, tiré de la malédiction des Atrides, fut écrit et réécrit de nombreuses fois par divers auteurs. Premièrement au Vème siècle avant Jésus Christ, époque de l’apogée athénienne, et du théâtre antique avec des auteurs comme Eschyle ou Sophocle, Euripide reprend le mythe sous le nom d’Iphigénie à Aulis en -406, probablement présenté lors des concours de théâtre qui avaient lieu au moins une fois par an à Athènes. Puis, lors de l’apogée du théâtre classique, entre le XVIIème et le XVIIIème siècle, avec des auteurs comme Corneille, auteur du Cid, Racine reprend le texte d’Euripide sous le titre simplifié d’Iphigénie et l’adapte à la société de son époque, jouée pour la première fois en 1674. A travers deux réécritures du même mythe, on peut se demander quels sont les éléments qui varient d’une œuvre à l’autre par l’adaptation racinienne. Pour cela, on étudiera les arguments, le style et la forme des deux tragédies. Les deux textes étudiées représentent la même scène, dans laquelle Iphigénie et Clytemnestre sont confrontés à Agamemnon et tentent de le convaincre de ne pas sacrifier sa fille, à travers de longs plaidoyers. Les trois tirades qui composent le plus gros de la scène ne sont pas réparties de la même manière dans chacune des deux pièces. En effet, alors que c’est Iphigénie qui entame premièrement son plaidoyer chez Racine, Clytemnestre prend premièrement la parole chez Euripide, alors qu’elle est la dernière à déclamer sa tirade chez Racine, de plus en invoquant un argument inexistant dans l’Iphigénie classique, celui du mariage par intérêt et donc forcé, puisqu’elle « [l’] a épousé malgré [elle] », rappelant même tous les événements que ce mariage a causé, notamment la « déclar [ation] de guerre » faite par ses frères, puis elle rappelle, de nouveau uniquement chez Euripide bien qu’il y ait quelques allusions à cet argument dans la tirade racinienne. Puis vient un

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