La baisse des taux d'interet et l'invesstissements

1012 mots 5 pages
-------------------------------------------------------------------------
Introduction
• 1.8%. Telle est la prévision de croissance (du PIB) pour l’année 2007 en France. Ce chiffre revu à la baisse par l’INSEE est décevant. Ses raisons sont connues et notamment celle liée à l’atonie de l’investissement. Or ce flux qui alimente le stock de capital fixe est doublement stratégique, car c’est à la fois l’origine de la croissance à venir et l’élément le plus instable de la demande. Il est par conséquent très important de pouvoir stimuler l’investissement. Mais quelle politique employer ? Les Américains accordent traditionnellement la première place à la politique monétaire, la baisse des taux d’intérêt, c'està- dire du prix de l’argent, réduisant le coût de l’investissement au-dessous de son bénéfice attendu, tout en favorisant la consommation.
• Mais ces mesures peuvent-elles suffire ? Plusieurs obstacles sont de nature à contrarier l’action par les taux. Les niveaux d’endettement, aujourd’hui élevés, peuvent décourager les entreprises d’emprunter, quel que soit le taux. Surtout, si les anticipations de demande sont trop pessimistes, le coût de l’investissement devient négligeable comparé au risque de ne pas trouver de débouché à la production. La baisse des taux est alors inefficace sans une politique budgétaire active.
• Nous verrons donc que la baisse des taux d’intérêt est favorable à l’investissement (I), mais qu’elle ne suffit pas toujours à assurer son redressement (II).
I. La baisse des taux d’intérêt favorise la reprise de l’investissement
A. La baisse des taux améliore la profitabilité
1. L’investissement dépend de la profitabilité…
Pour qu’une entreprise investisse, il faut que les revenus (profits) qu’elle tire de cet investissement soient supérieurs aux coûts que l’investissement a engendrés (ces coûts sont appréhendés par le taux d’intérêt réel). La profitabilité est définie par E. Malinvaud (en 1983) comme l’écart positif existant

en relation

  • L'inflation
    868 mots | 4 pages
  • Les révolutions industrielles en question
    24730 mots | 99 pages