La ville - verhaeren

Pages: 5 (1212 mots) Publié le: 14 mars 2013
Introduction: Emile Verhaeren est un poète d'expression française, né en Belgique en 1855, et mort à Rouen
en 1916. Enfant, il passera des années particulièrement heureuses, au sein d'une famille unie,

dans un environnement rural et harmonieux. Le souvenir de cette campagne belge inspirera largement
son œuvre. Ainsi, dans lerecueil Les Campagnes hallucinées, le poète exprime à la fois sa fascination
et son inquiétude face au développement fulgurant des villes modernes, au détriment des campagnes.
Dans le poème La Ville, qui ouvre le recueil et que nous allons étudier, il brosse le tableau d'un lieu
gigantesque et vertigineux, véritable monstre animal, qui dévore êtres humains etdécors naturels...




I - La description de la ville: un lieu gigantesque et chaotique

1- La verticalité

voir la mise en page du poème, qui le fait ressembler à une construction verticale, une tour audacieuse.

Champ lexical de la verticalité: nombreux éléments architecturaux qui évoquent cette notion et donnent un visagesaisissant à cette ville: escaliers, étages, colonnes, tour, poteaux, mâts, corniches

adverbes: par au-dessus + Debout ( mis en relief car forme à lui seul un vers...)
prépositions : jusques / vers / sur
Ces mots montrent bien l'organisation verticale de l'espace et structurent le texte.

Les verbes : se dressent / s'exhume ( la ville sort littéralement dela terre pour s'élever vers le ciel)

exagérations: le poète exagère le mouvement ascendant en ayant recours à des expressions comme:
grands escaliers / leurs voyages jusques au ciel / vers de plus hauts étages / des ponts jetés
à travers l'air → aspect visuel impressionnant

Bilan: Verhaeren nous fait partager une vision vertigineuse de la ville. Elleécrase et domine tout le paysage.
Sa croissance est constante et verticale. On ne peut s'empêcher de penser au récit biblique de la Tour de Babel,
qui devait s'élever jusqu'au ciel. Projet pharaonique et inquiétant.



2- Un espace Immense

Les repères spatiaux: du fond de / la-bas / au bout de / de mille en mille → au plan vertical est ajouté une notiond'horizontalité. La ville s'étend de tous côtés, à l'infini, avec ses « faubourgs », rongeant
la campagne.

« tous les chemins vont vers la ville » : premier vers du texte. La ville ferme l'horizon par sa démesure et son
gigantisme. C'est un pôle qui aimante, attire tous les éléments environnants.

Champ lexical del'immensité-croissance: tentacule / rails / fleuves/ immensément/ glissent/ réseaux

Bilan: La ville occupe tout l'espace et se développe dans tous les sens (horizontal / vertical)
L'observateur est saisi par une sorte de vertige. Les repères sont brouillés par ce gigantisme.
La ville continue de pousser de manière fulgurante et autonome sous nos yeux.


3-Un lieu chaotique

versification: absence de régularité. Alternance des vers: 8 / 10 / 12 / 4 et même 2 syllabes. Effet de désordre.

Énumérations: le poème fait penser à une accumulation, un inventaire hétéroclite d'éléments architecturaux:
ponts / tunnels / maisons / toits....

Les pluriels: les noms désignant les éléments de la ville sont systématiquement au pluriel, renforçant ainsil'idée de désordre, d'anarchie: escaliers / frontons / mâts / corniches / rails....

Imbrication des plans: la description de la ville porte sur 3 niveaux:
→ aérien: par au-dessus passent des cabs / hauts étages / vole l'effort / ciel
→ le sol : roulent les trains / filent les roues / poussière
→ le sous-sol: les rails rampent sous terre / tunnels / cratères /...
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