Le coche et la mouche

Pages: 7 (2476 mots) Publié le: 8 novembre 2015
LECTURE ANALYTIQUE

Le coche et la mouche, Fables, livre VII, 9 1678

La FontaineINTRODUCTION

Présentation œuvre et auteur

Les Fables La Fontaine se répartissent en 12 livres qui se regroupent en 2 recueils. Le premier recueil comprend les livres I à VI, il parait en 1668. Le second recueil se compose des livres VII à XI, il est publié sous deux volumes en 1678 et1679. Enfin, le livre XII paraît en 1693. Le premier recueil, dédié au Dauphin s'adresse plutôt aux enfants. La Fontaine respecte la tradition en s'inspirant d'Esope et de Phèdre. Les fables d'apparence puérile n'en recèlent pas moins de vérités importantes. Chacun de nous garde en mémoire: «La raison du plus fort est toujours la meilleure» (Le loup et l'agneau). Le second recueil change dedestinataire. Il s'adresse aux adultes et est éddié à Madame de Montespan, maîtresse de Louis XIV. Les fables gagnent en richess et en complexité; on trouve ici l'influence orientale de Pilpay.

Présentation fable

La Fontaine, dans la fable 9 du livre VII « Le coche et la moche », s'inspire d'une fable de Phèdre « La mouche et la mule » dont la morale ridiculise ceux qui prodiguent d'impuissantesmenaces. Le récit porte sur une mouche s'attribue le mérite de l'ascension d'un coche par ses bourdonnements près des chevaux ou du cocher. La Fontaine illustre ainsi la vanité de ceux qui s'imaginent être indispensables quand ils ne sont qu'importuns.

QO: Quel comportement social La Fontaine critique-t-il à par son poème si vivace ?

Nous verrons dans un premier temps que « Le coche et lamouche » est une fable vive et variée (I), puis qu'elle utilise le contraste entre la mouche et le coche comme procédé comique (II), afin, dans un troisième temps, de délivrer une morale explicite (III).

I - La vivacité du récit

Nous allons nous intéresser à l'aspect plaisant de cette fable et mettre en exergue la variété du récit. Cette vivacité repose sur la variété rythmique de la fable, lavariété des temps employés, ainsi que sur la variété des types de discours.

1)Variété rythmique
a) l'hétérométrie

Abordons premièrement l'hétérométrie de la fable. La Fontaine y utilise des alexandrins ( «Dans un chemin montant, sablonneux malaisé » v1), mais aussi des octosyllabes (« Six forts chevaux tiraient un Coche » v3) moins nombreux. L'hétérométrie, c'est à dire la variété dela longueur des vers, permet au poète de jouer avec le rythme du texte. Ainsi, les deux premiers alexandrins « Dans un chemin montant, sablonneux, malaisé/ Et de tous les côtés au soleil exposé » provoquent un effet d'attente et de contraste avec le troisième vers, un octosyllabe « Six forts chevaux tiraient un Coche », qui porte l'information principale de la phrase.

b) un rythmeternaire

Cet effet d'attente est accentué par l'énumération d'adjectifs dès le premier vers « montant sablonneux malaisé » qui donne au vers, malgré la césure à l'hémistiche, un rythme ternaire peignant l'effort fourni par l'attelage.
On retrouve ce rythme avec une énumération de verbes au vers 5 « L'attelage suait, soufflait, était rendu » qui souligne la difficulté de la progression, ou encore auvers 14 « Va, vient, fait l'empressée » qui allège le ton.

2)Variété des temps utilisés

La vivacité de la fable repose également sur la variété des temps, qui marque la structure de la narration. En effet, la fable peut alors se décomposer en trois parties.

Du vers 1 au vers 5 est présentée la situation initiale, c'est à dire la difficulté du coche. Les verbes sont conjugués à l'imparfait...
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