Lecture analytique: jean de sponde, essay de quelques poèmes chrétiens, « sonnets sur la mort » ii, 1588

1335 mots 6 pages
« Mais si faut-il mourir »
Jean de Sponde, Essay de quelques poèmes chrétiens, « sonnets sur la mort » II, 1588 Mais si faut-il mourir, et la vie orgueilleuse,
Qui brave de la mort, sentira ses fureurs,
Les Soleils hâleront ces journalières fleurs,
Et le temps crèvera cette ampoule venteuse.

Ce beau flambeau qui lance une flamme fumeuse,
Sur le vert de la cire éteindra ses ardeurs,
L’huile de ce Tableau ternira ses couleurs,
Et les flots se rompront à la rive écumeuse.

J’ai vu ces clairs éclairs passer devant mes yeux,
Et le tonnerre encor qui gronde dans les Cieux,
Où d’une ou d’autre part éclatera l’orage,

J’ai vu fondre la neige et ses torrents tarir,
Ces lions rugissants je les ai vu sans rage,
Vivez, hommes, vivez, mais si faut-il mourir.

Lecture analytique du poème Introduction :

Il s’agit d’un texte de Jean de Sponde, tiré de « Sonnets sur la mort » dans le recueil Essay de quelques poèmes chrétiens. Jean de Sponde est un auteur du mouvement baroque, au départ protestant puis converti au catholicisme. Ainsi, il s’écarta de certains auteurs tel que Agrippa d’Aubigné, et c’est pourquoi nombreux de ses poèmes furent redécouverts après sa mort (Alan Boase). Ecrit en 1588, ce poème fut composé avant sa conversion. Il se situe en pleine époque baroque, à la fin du XVIème siècle. Il représente par ailleurs une réponse à l’évocation épicurienne de Ronsard. C’est donc un poème engagé, avec un certain registre argumentatif, voire didactique. On retrouve dans ce sonnet un des thèmes fondamental du baroque, c’est-à-dire une réflexion sur la mort et l’instabilité de la vie. De ce fait, on peut alors se demander en quoi ce poème illustre-t-il une vision baroque de la vie. Son étude se décompose ainsi en deux axes, en premier temps le fait qu’il soit une vanité littéraire, puis l’avertissement dramatisé, théâtralisé de l’auteur. I. Une vanité littéraire

a) « Memento Mori » (souviens-toi que tu dois mourir)
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