Les néoclassiques

Pages: 7 (1645 mots) Publié le: 7 mai 2012
C'est au troisième tiers du XI Xe siècle que le courant néoclassique est né. Cette école a fondé
une certaine conception de l'économie: la microéconomie. Les trois principaux fondateurs de l’économie néoclassique sont le Français Léon Walras (1834-1910), l'Anglais William Stanley Jevons (1835-1882) et l'Autrichien Carl Menger (1840-1921). Leurs travaux seront poursuivis et approfondis par denombreux économistes, notamment Alfred Marshall (1842-1924) et Vilfredo Pareto (1849-1923)
Pour introduire les néoclassiques, il est nécessaire de présenter une théorie charnière entre les écoles classique et néoclassique, celle du français Jean-Baptiste Say (1767-1832). Malgré sa volonté de se présenter comme un disciple de Smith et bien qu'il soit un contemporain des classiques, Say préfigure àmaints égards l'école néoclassique.
Dans sa loi des débouchés, il explique que les produits s'échangent contre les produits et que l'offre crée sa propre demande. Puisque toute production se transforme en revenus qui eux-mêmes se transforment en demande, la surproduction est impossible. Cette théorie qui annonce l'équilibre
général des néoclassiques sera reprise par des théoricienscontemporains: les théoriciens de l’offre
J.- B. Say annonce aussi les néoclassiques par sa loi de la valeur; selon lui, la valeur des marchandises ne dépend pas de la quantité de travail nécessaire pour les produire, mais de leur utilité
c'est-à-dire de la satisfaction qu'elles procurent au consommateur.
Il offre une nouvelle définition à la production: il ne la limite plus à la création de biensmatériels
(comme le faisait Smith), mais il considère que certaines activités de services sont productives.

I - Un renouveau de la théorie de la valeur
Les premiers néoclassiques s'opposent à la théorie classique de la valeur travail. Ainsi, Jevons
affirme que « le simple fait qu'il y a beaucoup de choses telles que des livres, des monnaies et des antiquités, etc., rares et anciennes, qui ontdes grandes valeurs et que /' on est absolument incapable de produits actuellement, détruit la notion que la valeur dépend du travail ». Ceux-ci, comme Dupuit, Gossen ou Jevons, voient dans l'utilité marginale la cause de la valeur; ils ont compris qu'il ne fallait pas raisonner en terme d'utilité totale ou moyenne, mais en terme d'utilité marginale, c'est-à- dire de degré de satisfaction procurépar la dernière unité consommée. Chaque consommateur n'achète un produit que s'il lui procure davantage d'utilité que ne lui coûte en dés utilité son prix.
Or chaque unité consommée supplémentaire a une utilité inférieure à la précédente puisque le besoin correspondant est moins impérieux; l'utilité marginale est donc décroissante. Ainsi, Jevons affirme que « la valeur d'un produit divisible [... ] est [ ... ] mesurée, non par son utilité totale mais par l'intensité du besoin que nous avons d'en avoir davantage ».
Progressivement, le néoclassiques vont affirmer que la valeur est déterminée par le marché.
Selon Walras, la valeur provient de la rareté qu'il définit comme l'utilité et la quantité limitée des marchandises. Les marchandises doivent répondre à un besoin. L'économiste n'apas à juger de ce besoin. Ainsi, dans son livre Éléments d'économie politique pure, Walras affirme-t-il « qu'une substance soit recherchée par un médecin pour guérir un malade, ou pour un assassin pour empoisonner sa famille, c'est une question [ ] tout à fait indifférente ». Ce qui est disponible en quantité illimitée (l'air, la lumière, la chaleur ) n'a pas de valeur. Il ne sert à rien demettre de côté ou de vouloir s'approprier ce qui est illimité.
Walras ne distingue pas, comme les classiques, valeur d'usage et valeur d'échange. Pour lui, la seule valeur qui existe est la valeur d'échange, mais ses fondements sont l'utilité et la quantité limitée. La définition de Walras lève le paradoxe de l'eau et du diamant de Smith: l'eau, quoique très utile, n'a pas ou a peu de valeur si...
Lire le document complet

Veuillez vous inscrire pour avoir accès au document.

Vous pouvez également trouver ces documents utiles

  • les néoclassiques
  • Les neoclassiques
  • Les néoclassiques
  • NeoClassiques
  • néoclassique
  • Néoclassiques
  • Les néoclassique
  • les néoclassiques

Devenez membre d'Etudier

Inscrivez-vous
c'est gratuit !