Leviathan

9800 mots 40 pages
PHILOSOPHIE : CHAPITRE VI /VII
L’Etat, le pouvoir, la société : esquisse d’une réflexion sur le fait politique

Introduction :
« L'État, c'est moi » est une formule attribuée à Louis XIV et qu'il aurait prononcée le 13 avril 1655 devant les parlementaires parisiens en lit réunit en lit de justice pour éviter toute fronde. Cette expression marque la personnalisation extrême du pouvoir incarnée par un homme, qui dans la théorie absolue de droit divin est dit « lieutenant de sur terre ». Le religieux et le sacré fonde ici le pouvoir politique car pour reprendre les mots de Bossuet, le théoricien de la monarchie absolue de droit divin « Dieu établit les rois comme les ministres, et règne par eux sur les peuples » (Politique tirée des propres paroles de l’Ecriture Sainte Livre III, article II, Proposition1).
Pourtant cette incarnation ne va pas de soi. En effet L’Etat est une notion complexe en ce qu’elle renvoie à une réalité et à des représentations ( au sens psychologique) voire à un imaginaire paradoxal. En effet le symbole de la force de l’Etat comme la police ou la justice évoque spontanément une forme de violence qui excède l’individu, le citoyen. Il s’agit ici de l’Etat comme puissance publique et renseigne sur l’origine de l’Etat, à savoir la violence (comme le rappelle l’expression « coup d’Etat ». Un exemple historique de coup d’Etat : celui de Napoléon Bonaparte le 18 brumaire An VIII (9 novembre 1799) pour marquer la fin du Directoire et de la Révolution française et marquer le début du Consulat.
La violence dans l’acquisition du pouvoir comme « faire Etat » ( la violence comme modalité de naissance de l’Etat) peut renvoyer à une première opposition entre l’Etat et l’individu ; opposition structurée par la menace en puissance ( au sens aristotélicien du terme) que représenterait l’Etat pour la vie des individus et a fortiori pour les libertés individuelles.
Partons d’un constat partagé par la doxa commune : on ne voit pas l’Etat, pourtant

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