Mieux vaut-il savoir quelque chose de tout ou tout d'une chose ?

Pages: 5 (1036 mots) Publié le: 22 mai 2013
L’Homme a dans sa nature le désir de tout connaitre sur tout. Paradoxalement, la diversité et l’inconnu l’effraie comme l’attire. La diversité et l’inconnu pourraient se résumer en un mot ; connaissance.
Depuis la nuit des temps, l’être humain s’est battu pour la connaissance, un savoir universel que l’on pourrait nommer universalité. Cette science intégrale n’est autre que Dieu. Alors quelHomme pourrait prétendre être Dieu ? Comment peut-il dès lors appréhender cette connaissance?
Pascal, de son temps (XVIIe), a émit cette hypothèse répondant aux questions troublantes des hommes : «Puisqu’on ne peut être universel et savoir tout sur tout, il faut savoir un peu de tout. Car il est bien plus beau de savoir quelque chose de tout que de savoir tout d’une chose : cette universalitéest la plus belle.» 
Deux thèses s’opposent alors : L’une, il faut tout savoir d’une chose. L’autre, il faut savoir quelque chose de tout. Mais qu’en est-il de nos jours ?
Tout d’abord, dans le monde d’aujourd’hui et dans ce que la société impose à l’Homme comme dans le milieu de l’emploi ou les langues par exemple, il vaut mieux tout connaitre d’une chose.
Car comme citéci-dessus, le monde du travail demande une spécialisation dans chacun de ces domaines. Avec comme exemple extrême de la dérive de la spécialisation ; « Le meilleur des monde » d’Aldous Huxley, où l’humain est sélectionné dès son enfance pour se concentrer sur une tâche attribuée, une spécialisation professionnelle.
Il est vrai que de nos jours, trouver un emploi n’ayant qu’une formationgénéralisée semble difficile, ce n’est qu’après une série de formations spécifiques que l’on peut espérer se faire embaucher. Ou encore au niveau des spécialisations dans une même branche.
Par exemple dans le domaine médical ; un cancérologue connaissant tout d’une chose sera nettement plus compétant pour traiter un cancer qu’un médecin généraliste.
Ensuite, en ce qui concerne les langues ; mieuxvaut-il maîtriser une langue, ou en «parler» cinq, sans pouvoir constituer une phrase correcte dans l’une d’elles ? Par exemple, lorsque viendra le moment à celui qui prétend connaître un peu de chaque langue de composer une phrase lors d’un quelconque test ; En sera-t-il capable ? C’est fort peu probable.
N’est-il pas commun d’entendre : « On ne connaît jamais assez une langue.» car celle-ci vitet évolue ? Alors, ne vaut-il pas mieux se concentrer sur l’apprentissage d’une langue, en profondeur ? En effet, voici une fois de plus, un cas où connaitre tout d’une chose paraît être le choix le plus raisonnable, bien qu’il soit faisable de maîtriser plusieurs langues.
En outre, il est relativement impossible de tout connaitre d’une chose étant donné que la scienceest infinie. Que ce soit une science en particulier ou la science en générale, les deux ne cessent de s’approfondir et de s’étendre. Cependant, essayer de savoir quelque chose de tout est tout aussi profitable que de connaître tout d’une chose, voire plus.
En effet, connaitre tout d’une seule et même chose engendre la spécialisation au sein des

divers domaines existant. Cettespécialisation, au sein d’un tout, cause une individualisation. C’est-à-dire qu’au sein d’une société, par exemple, si tout le monde est individuellement pris par ses spécificités, l’homme se retrouve isolé. Or il n’est pas dans la nature de l’humain de rechercher l’isolement, au contraire. Connaitre tout d’une chose et se plonger dans la spécialisation devient alors négatif. C’est pourquoi savoir un peu detout peut être plus profitable car il permettra à l’humanité de partagé son savoir en formant un tout, en s’uniant, en créant une communauté. Cela renforce les contacts sociaux dont a besoin l’Homme.
De plus, au sein d’un groupe n’est-il pas préférable de pouvoir bien communiquer ainsi que de bien maîtriser l’art de la conversation? La communication passe par la connaissance de sujets...
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