Philo

1594 mots 7 pages
Descartes voyait dans les applications des « notions générales touchant la physique » (Discours de la Méthode) le moyen de « nous rendre comme maîtres et possesseurs de la nature » (Idem), pour contribuer ainsi à notre confort au sein d’une nature que les anciens savaient hostile. Cet idéal, Freud ne le récuse pas : il le nuance. Il n’en dénonce pas l’absurdité, ne l’accuse pas de tous les péchés : il le repense. Pour sûr, les diverses techniques dont nous nous sommes pourvus peuvent être de formidables outils au service de notre bien-être. Mais le psychanalyste prend seulement soin de noter ce que Descartes lui aurait accordé sans la moindre difficulté ; à savoir que notre bonheur ne saurait se réduire à l’obtention du seul bien-être matériel. Il ne s’agit pas de confondre la fin (le bonheur) et les moyens d’y parvenir (le progrès technique apportant une relative aisance). Et s’il n’est pas plus question, pour Freud, de faire de ce « moyen » l’unique voix du bonheur, que de lui nier toute efficacité, on saisit une fois de plus le souci de justesse et de magnanimité qui anime ces quelques lignes, décidément bien éloignées de nos querelles actuelles. * progrès : Evolution de l'humanité ou de la civilisation vers un état supérieur. Au sens strict, ce mot implique une amélioration, un perfectionnement. * technique : Du grec "tecknè", "art, métier". Procédés de travail ou de production qui supposent un savoir-faire. La technique désigne aussi les applications de la science proprement dite.

La technique, par son progrès, est souvent valorisée, au point d'être tenue pour un critère de civilisation. En effet, elle caractérise le mode d'être humain, en rupture avec le monde animal. De plus, les découvertes techniques jouent un rôle considérable dans l'amélioration des conditions de vie, avec toutes les conséquences que cela a sur les autres aspects culturels. Cependant, le pouvoir que la technique donne à l'homme, sur la nature et sur les autres hommes, peut

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