Question sociale

Pages: 9 (2049 mots) Publié le: 16 décembre 2014
Publications
Synthèse historique sur l'avènement du travail comme valeur centrale

 
Les sociétés occidentales sont fondées sur le travail. Travail est un fondement du lien social, il détermine la place de chacun, il continue d’être le principal moyen de subsistance.
 
Dans les sociétés modernes :
le travail détermine une activité productive, le travail rémunéré, (ie. l’emploi : unensemble de tâches définies dans le cadre d’une certaine organisation du travail.)
Travailler est une norme.

Le travail comme valeur centrale peut être considéré comme un « accident de l’histoire ».
Dans tous les cas,  il est loin d’être une constante dans la tradition occidentale.
 
Il est illusion de penser  que de tout temps la signification actuelle : effort, contrainte, transformationcréatrice, utilité…. s’est imposée.
 
Le travail occupait une place secondaire dans les sociétés anciennes.

Le concept de travail : conglomérat de couches issues des différentes dimensions dont il était affublé au fil des époques qui se sont succédées.
 
Cet héritage de significations explique la polysémie du terme et la difficulté à en donner une définition simple.
 
LES SOCIETES NON FONDEESSUR LE TRAVAIL

Les sociétés précapitalistes
 
Les sociétés primitives sont des exemple de sociétés non structurées par le travail.
Le travail n’est pas au centre des représentations que la société se fait d’elle-même.
Il n'y a pas de logique d’accumulation, d’échange au-delà de la nécessité et de la satisfaction de ses besoins propres.
Les faits sociaux qui structurent ces sociétés nesont pas économiques. Ils font intervenir les liens de sang, les symboles, relations avec la nature, …

Influence de la conception grecque
 
En Grèce : il y a des métiers, des activités, des tâches.  LE travail n’est pas une fonction unique.
Distinction : tâches pénibles (penos)  et tâches nobles (ergon : œuvre).
 
Ce n’est pas du travail que naît le lien social mais du politique.
 
Labonne vie pour les grecs, c’est à l’instar des dieux disposer de la scholé : loisir de se consacrer aux arts, à la philosophie et à la pratique de la délibération dans l’espace public.
Cf. Platon et Aristote : se libérer de la nécessité pour se consacrer aux activités libres. Le travail use le corps, asservit celui qui doit vendre des produits…
 
« L’homme laborieux accomplit son labeur en vuede quelque chose qu’il ne possède pas mais le bonheur est une fin qui ne s’accompagne pas de peine mais de plaisir. » Aristote, La Politique, livre VIII, chap III.

De l’Empire romain jusqu’au Moyen Age
 
Le mépris du travail est également fort chez les romains et toute société d’ordres et de castes.
 
Le travail n’est pas encore considéré comme un moyen de renverser les barrières socialeset d’inverser les positions acquises par la naissance.

Né de la faute originelle, le travail est une nécessité « tu gagneras ton pain à la sueur de ton front. » mais aussi un moyen de racheter sa faute et d’échapper à l’oisiveté, mère de tous les vices.
 
L’idée de considérer le travail comme une punition divine tout comme l’interprétation de la Création de la Genèse : comme une œuvre et untravail divin (sous tend l’idée qu’un Dieu travaille pendant 6 jours et se repose le 7e jour ) est une interprétation qui se forge au fil des siècles et culmine au XIXe siècle.
 
St Augustin développe une certaine dignité du travail qui permet une vie décente. Cf. Bénédictins, ordre fondé sur la prière et le travail.
 
St Thomas d’Aquin produit la philosophie officielle de l’Eglise : 4 finalitésdu travail :
 
Assurer la subsistance
Supprimer l’oisiveté
Réfréner les mauvais désirs
Faire l’aumone
 
Pour l’Eglise : le travail est une nécessité. Il acquiert une dimension morale mais n’est pas valorisé : mépris du gain expliqué par le désintérêt issu de l’influence de la religion : car l’essentiel est dans l’au-delà et non ici bas.

Le mouvement de la réforme est un moment...
Lire le document complet

Veuillez vous inscrire pour avoir accès au document.

Vous pouvez également trouver ces documents utiles

  • Question sociale
  • Questions sociales
  • Question sociales
  • questions sur Les Métamorphoses de la question sociale de R.CASTEL
  • de la question raciale, a la question sociale
  • Les métamorphoses de la question sociale
  • La vulgarité est-elle une question de classe sociale ?
  • Question économique juridique et sociale

Devenez membre d'Etudier

Inscrivez-vous
c'est gratuit !