Question sur corpus: albertine, sarrazin, joachim du bellay, alfred musset

Pages: 5 (1089 mots) Publié le: 13 février 2013
Question sur corpus

Les différents auteurs que nous devons étudier sont tous des poètes qui font preuve de lyrisme en décrivant l'univers cacéral dont ils ont fait l'expérience. Dans son poème « Il y a des mois que j'écoute » issu du recueil Poèmes, Albertine Sarrazin insiste sur la perte de sensations et le désir d'évasion, Joachim Du Bellay dans son sonnet XII du recueil les regrets donne àla parole poétique le pouvoir d'évasion ainsi queGuillaume Apollinaire dans son poème « A la Santé » tiré d'Acools et Alfred de Musset dans « le mie prigioni » extrait de Poésies nouvelles qui eux, ont réussi à sublimer leur détention pour qu'elle soit source d'inspiration. Nous allons dégager les points communs aux quatre poèmes.

Tout d'abord, les quatre poètes s'accordent à décrire leursituation carcérale avec des images plutôt négatives. En prison, certaines sensations disparaissent, d'autres sont exacerbées. C'est le cas pour Albertine Sarrazin qui affirme avoir perdu son sommeil « Printemps étés automnes hivers/ Pour moi n'ont aucune berceuse » (v. 7-8), ne plus sentir son odeur « ma peau sans parfum » (v.11) , avoir vu son teint se ternir« que pâlit cette ombre cruelle »(v.12) , et ne plus avoir de désir amoureux « je suis nue et sans caresse / mais veux dormir » (v.24.25) . Par contre le champ lexical du son est dominant : nombreux sont les verbes qui évoquent un bruit « j'écoute » (v.1) , « grogner » (v.5), « La nuit crisse » (v.8) « la voix maternelle » (v.19), « l'on criait » (v.20) ; c'est comme si le seul sens qui restait actif était l'ouïe, elle écoute carelle ne voit plus rien que les murs et un bout de ciel: elle est en cellule. Joachim Du Bellay, lui, souffre d'étre loin de chez lui, il se plaint de son exil et comparent ses tourments à une prison, c'est d'ailleurs le mot qui clôture le poème. « Vu le soin ménager dont travaillé je suis/ Vu l'importun souci qui sans fin me tourmente/ Et vu tant de regrets desquels je me lamente.» (v.1 à 3) ; Lasolitude est le mal qui ronge également Guillaume Apollinaire qui montre dans son poème au titre ironique «  A la santé » comment le « je » incarcéré perd son identité en disant qu'il devient un numéro: « Non je ne me sens plus là / Moi même / Je suis le quinze de la onzieme » (v.9 à 12), ou encore un animal (v.21 à 26) avec des répétitions qui accentuent le mouvement circulaire de l'ours en cage« Dans une fosse comme un ours / Chaque matin je me promène/ Tournons tournons tournons toujours/ Le ciel est bleu comme une chaine / Dans une fosse comme un ours / Chaque matin je me promène » . Privé de liberté, il est aussi privé de rêves : le ciel qu'il voit est certes bleu mais comme une chaîne (v.24). Enfin pour Alfred De Musset , on a raison de dire « triste comme une porte de prison » (v.1) etl'on apprend avec amusement que dans un cachot, il fait très chaud (v.10.12) ce qui peut être un signe de malaise, en tout cas d'inconfort.

Ensuite, ce sont tous des poètes lyriques qui emploient la première personne, qui décrivent leurs sentiments et parlent du temps qui passe. Pour Albertine Sarrazin, il ya perte de la notion du temps et des saisons on a l'impression d'un étirement du temps,et cela vient surtout du fait de la versification : son poème est une longue suite de vers sans ponctuation ni strophes; le passé et le présent se mêlent comme si l'auteur voulait évoquer une perte totale de la maîtrisse du temps. Joachim Du Bellay et Guillaume Apollinaire chantent ou pleurent pour éviter cette longueur du temps qui passe « Je chante jours et nuits » (v.8 pour Bellay), « Tupleureras l'heure où tu pleures / qui passera trop vitement / comme passent toutes les heures » (v.48 à 50 pour Apollinaire) Pour eux, le temps s'étire en un seul long et même instant de tristesse. Quant à Alfred De Musset, il donne au temps un rythme régulier, cet effet est produit par la versification car « le mie prigione » est un poème en alexandrins coupés avec des rimes croisées. La vision de...
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