Recherches sur la déesse romaine angerona

1109 mots 5 pages
Université Lumière Lyon II, Master langues et littératures des mondes anciens

Qui est Angerona ?

Marie Bedel Séminaire : Rome et l’Hellénisme
Master 2 : Lettres classiques
16/12/2008

Angerona est une déesse romaine du silence et de la guérison de certaines maladies ; son culte est attesté par Pline l’Ancien dans son Histoire naturelle : Non alienum videtur inferere hoc loco exemplum religionis antiquae, ob hoc maxime filentium institutae : namque diva Angerona, cui sacrificatur ad diem XII. Cal. Januari, ore obligato obsignatoque simulacrum habet[1]. Pline place cette déesse parmi les « dieux roturiers » de Rome ; non seulement rattachée au silence, elle est aussi préposée à l’éloignement des maladies. Pour appuyer les dires de Pline, au VIIIème siècle, l’historien lombard Paul Diacre dit dans ses Glossaria latina que : Angeronae deae sacra a Romanis instituta sunt, cum angina omnes genus animalium consumeretur, cuius festa Angeronalia dicebantur[2]. Pour ce qui est des sources littéraires, un troisième auteur s’est intéressé à Angerona : il s’agit de Macrobe. Celui-ci fait dans ses Saturnalia un rapprochement avec une ancienne coutume romaine qui voulait que l’on évoquât les dieux tutélaires d’une ville au moyen d’une formule sacrée ; il affirme donc que pour certains, Angerona était un des noms mystérieux et imprononçables de Rome elle-même. Il ajoute que son culte est rendu dans le temple de Volupia, au nord du Palatin : XII. Kal. Jan. Feriae sunt Divae Angeroniae, cui pontifices in scaella Volupiae sacrum faciunt : quam Verrius Flaccus Angeroniam dici ait, quod angores ac sollicitudines animorum propitiata depellat[3]. Or Varron affirme que l’on sacrifiait à cette déesse dans la curie Acculeia, dont on ignore actuellement le lieu : Angeronalia ab Angerona, cui sacrificium fit in curia Acculeia et cuius feriae publicae is dies[4]. La littérature latine prouve donc que cette déesse a bien été honorée à Rome ; elle ne donne

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