Rimbaud, marine

Pages: 2 (256 mots) Publié le: 26 avril 2011
Commentaire rédigé
On appelle «marine» un tableau qui représente la mer, des bateaux, parfois des tempêtes déchaînées. C'est à ce genre detableau sans doute que se réfère le titre d'un poème de Rimbaud, «Marine», recueilli dans Illuminations. Pourtant, on a d'abord du mal à reconnaître unpaysage marin dans un poème qui évoque la charrue autant que les bateaux. L'image proposée étonne car elle renvoie à des espaces différents. Feu à peucependant, s'impose le sentiment d'une force qui anime et unifie le paysage. En quoi cette évocation paraît-elle surprenante ? D'où viennent sa cohérence etsa force ?

Le poème surprend par la superposition de deux paysages que rien ne lie : un champ labouré, une jetée en bord de mer. Les mots dela mer et ceux de la terre sont mêlés. Le parallélisme des deux premiers vers rapproche « chars» de « proues» et les deux vers suivants, dans un ordreinversé, mettent sur le même plan «l'écume» et les «souches». Le tiret employé, à quatre reprises, en fin de vers détache les groupes syntaxiques etpose une sorte d'équivalence entre les termes marins et terrestres qu'il maintient séparés : les «chars» et les «proues», « l'écume » et les « souches »,les « piliers » et les « fûts », Dans la deuxième phrase, les termes marins et terrestres sont mêlés à 'intérieur des groupes nominaux : «courants de lalande» « ornières du reflux» marin. Ce rapprochement des deux champs lexicaux produit une image instable où terre et mer se distinguent difficilement.
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