Rousseau discours sur les sciences et les arts.d

Pages: 101 (25019 mots) Publié le: 31 janvier 2011
Jean-Jacques ROUSSEAU

(Suisse - France)

(1712-1778)

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D’une famille protestante d’origine française qui s'était réfugiée en Suisse dès 1549 et établie à Genève, il naquit le 28 juin 1712, sa mère, atteinte d’une fièvre puerpérale, mourant dix après. Il futsoumis donc, avec son frère aîné, à l’humeur et à l’éducation fantasques de son père, Isaac, qui regrettait de ne pouvoir remplacer son épouse perdue, mais qui fut assisté par sa sœur cadette, « tante Suzon » qui s’installa à la maison. Livré à lui-même, Jean-Jacques put puiser sans discernement dans les romans d'amours laissés par sa mère, et ‘’L’astrée’’ éveilla de bonne heure son espritromanesque. Mais il lut aussi Plutarque (qui lui donna le goût de la vertu), Ovide, Bossuet, La Bruyère, Fontenelle. En 1721, son frère aîné, voué au vagabondage, disparut.
En 1722, le père, obligé de s’expatrier à la suite d’une rixe, le mit en pension chez le pasteur Jean-Jacques Lambercier, à la campagne, à Bossey. Lui, qui était un écorché vif, vécut alors trois années heureuses (entre 1722 et1724), abandonné à sa paresse et à ses rêves. En 1726, revenu à Genève, après un séjour chez son oncle Bernard, il fit un apprentissage indolent et sans plaisir, tour à tour chez un greffier et chez le graveur Ducommun qui le traitait brutalement : victime de l'injustice, il parvint à supporter les mauvais traitements, mais devint dissimulé, menteur, fainéant et chapardeur.
Le soir d’un dimanche, le14 mars 1728, rentrant trop tard d’une promenade, il trouva les portes de la ville fermées. Par crainte d’être battu, rien ne le retenant vraiment dans cette patrie qui lui avait légué une position intermédiaire entre les aspirations politiques et humaines des «gens du bas» et celles des «citoyens» patriciens détenant le pouvoir, il décida de partir, à pied, comme il le fera si souvent par lasuite, sur les routes de Savoie, entrant ainsi dans une existence picaresque avec ses seize ans et ses rêves. Mais il fut vite accueilli par un prêtre qui l’envoya à Annecy auprès de Mme de Warens, jeune femme qui était toujours lancée dans des entreprises hasardeuses, vivait surtout d’expédients ; ainsi, elle-même récemment convertie au catholicisme, elle était étrangement rétribué « à la pièce » parle roi de Sardaigne pour chacun des nouveaux convertis qu’elle amenait (la conversion de Rousseau lui valut donc quelques louis !). La rencontre, le 21 mars, de « la belle convertisseuse » laissa une impression inoubliable au jeune homme. Elle le fit aller à Turin dans un hospice de catéchumènes où, le 21 août, il abjura le protestantisme. Il fut un temps laquais d’une Mme de Vercellis. Puis, à lasuite d’un vol, il fut chassé et, en décembre, entra au service du comte de Gouvon en tant que secrétaire, ce qui était pour lui une occasion de s’instruire. Mais, humilié par ces maîtres orgueilleux, il préféra partir sur les routes avec un vaurien genevois pour mener alors une vie misérable et insouciante, dormant à la belle étoile. Revenu en 1729 auprès de Mme de Warens, qu’il appelaitdésormais « Maman », qui était de six ans plus âgée et pour laquelle, semble-t-il, il n'éprouvait alors que des sentiments filiaux. Elle le fit entrer au séminaire, mais quelques mois suffirent pour révéler ses médiocres dispositions pour la prêtrise. Il s’enthousiasma alors pour la musique, à laquelle il allait consacrer une part décisive de son activité de créateur, et entra pour six mois à la maîtrisede la cathédrale d’Annecy. Au cours de l’année 1730, il alla à Lyon avec un maître de chapelle, Venture. Mais il l’abandonna aussitôt pour retourner, toujours à pied, à Annecy. Par malheur, Mme de Warens était absente. Il reprit donc sa vie errante, passant par Nyon où vivait son père, par Fribourg, par Lausanne où il tenta sa chance comme maître de musique, faisant même jouer, sans presque...
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