Sociologie-de-limmigration

Pages: 32 (7870 mots) Publié le: 5 juin 2013
Sommaire



Avant-propos



Introduction



1 Chicago : naissance de la sociologie de l’immigration


2 La sociologie de l’immigration en France : une difficile émergence


➢ Le déni de mémoire
➢ Le travail pionnier d’Abdelmaleck Sayad (1933-1968)
➢ Un objet dévalorisé


3 Migrations du travail : exploitation et mobilité sociale➢ La figure du Gastarbeiter et la classe ouvrière
➢ Secteur informel et travailleurs sans papiers
➢ Les figures de l’économie ethnique


4 De l’assimilation à l’ethnicité aux Etats-Unis


➢ Les relations « raciales » et les relations « ethniques »
➢ Classe, castes et discriminations
➢ Acculturation et ethnicité


5 Classe etethnicité en France


➢ Le monde de l’entreprise
➢ Les étrangers dans la ville
➢ Réussite et disqualification à l’école
➢ Le racisme en milieu populaire
➢ Identités et ethnicité
➢ Discrimination et ethnicité
➢ Les frontières de l’ethnicité selon Frederick Barth



6 Domination et différenciation


➢L’expérience de la domination
➢ La stigmatisation
➢ Autochtones et allogènes


7 Formes politiques de l’intégration


➢ De l’immigré au citoyen
➢ Des modèles européens d’intégration
➢ Le modèle français d’intégration en débat
➢ De l’intégration à la citoyenneté

ConclusionAvant-propos

L’ouvrage d’Andrea Rea et de Maryse Tripier est fondamentalement ancré dans notre époque. Les thèmes ici abordés sont de ceux qui nous interpellent, qui nous mobilisent facilement et animent les débats politiques aujourd’hui : la problématique de l’assimilation, celle de la relation entre identité et citoyenneté, et les questions liées au racisme et à ses implications quant au lien socialnational. Comment ne pas se sentir concerné par ces enjeux lorsque la polémique sur le communautarisme revient sur le devant de la scène, encore exacerbée par les récentes propositions de la Commission Stasi, ou que le Front National, fort de son assise électorale, tente d’instaurer et d’exploiter un clivage entre «Français de souche » et immigrés ?

Cependant les auteurs ont réussi à s’extrairedans un premier temps de ces aspects politiquement brûlants pour adopter un point de vue plus strictement scientifique, qui s’appuie sur l’étude des courants de pensée sociologiques au XXème siècle ; il serait malaisé de le leur reprocher, puisqu’en agissant de la sorte ils sont parvenus à éviter l’écueil du discours normatif ou militant, affleurant ces eaux troubles des sciences sociales, et cesans pour autant renoncer à donner des éclairages propices à la compréhension de la situation actuelle.

Leurs observations recourent à des analyses tant américaines qu’européennes, et les lumières croisées de ces deux sociologies très différentes sont assurément bien utiles quand il s’agit de juger un phénomène dont l’importance a longtemps été minorée, quand il n’était pas purement ignoré,dans un pays comme la France. Le poids de l’héritage historique et politique d’une nation est ainsi souligné par les auteurs, et l’on constate qu’il s’exerce sur les sociétés étudiées mais aussi sur les chercheurs étudiant ces sociétés… Andrea Rea et Maryse Tripier, en comparant les travaux de l’école de Chicago, au début du XXème siècle, et ceux des sociologues européens des années 1960, montrent àquel point le regard porté sur une situation est concomitant d’une certaine mentalité. Aux Etats-Unis, la recherche a pris pour objet la ville, et s’est attachée à décrire l’évolution et l’intégration de la communauté immigrée ; à l’opposé, en France, seul l’individu a été pris en considération, quand il a commencé de l’être - c’est à dire très tard, du fait d’une tradition jacobine qui...
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