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Pages: 20 (4863 mots) Publié le: 3 novembre 2010
LE TAYLORISME
SYLVAIN Mickaël.

Guy CAIRE, 1985, « lectures du taylorisme », Revue de l’Economie Sociale n°3 et 4, distingue trois dimensions du taylorisme :
1.Un ensemble de principes de gestion du travail, élaboré par Frederick Winslow TAYLOR, dès 1904 dans Shop management, et surtout en 1911, La direction scientifique des entreprises (1927 pour la traduction française)
2.La doctrinesociale de Taylor, c’est-à-dire, l’idée, attribuée à tort à Ford même s’il l’a bien mise en pratique, d’une convergence des intérêts des ouvriers et du patronat en une production efficace permettant la distribution de salaires élevés.
3.Une acception plus large, finissant par désigner toute forme de rationalisation ou d’organisation scientifique du travail au XXe siècle. Le terme renvoie avant tout àl’âge d’or de l’OS, ouvrier spécialisé, c’est-à-dire, pour les pays industrialisés, la période 1920-1970 environ. En France, même si les premières tentatives remontent au début du siècle, la généralisation du taylorisme et l’avènement du mode de régulation fordiste (cf. fiche « le fordisme ») sont postérieurs à la seconde guerre mondiale. Si l’on adopte néanmoins cette acception élargie, la crisedu modèle de la grande industrie et l’avènement d’un nouveau système technique ne marquent pas la fin du taylorisme, mais s’inscrivent au contraire dans une filiation directe.
Ces trois acceptions du taylorisme organisent le propos de cette fiche.


I. Le Taylorisme : un ensemble de principes de gestion du travail.

Entre 1893 et 1911, F. W. Taylor, publie une série d’ouvrages de« management » qui, selon lui, définissent les bases d’une nouvelle science : l’OST, l’organisation scientifique du travail. Son ouvrage principal : 1911, la direction scientifique des entreprises.
Il théorise et systématise le mouvement irrésistible qui va du travail qualifié des ouvriers de métiers, de l’artisanat traditionnel au travail déqualifié de la grande industrie ne nécessitant qu’un courtapprentissage.
Le point de départ de Taylor est double : d’une part, il constate « la flânerie » des ouvriers, motivée à la fois par un penchant naturel à la paresse et par la stratégie des directions profitant du progrès technique pour augmenter le rendement au lieu d’inciter, par la hausse des salaires, à l’accroissement de la productivité. D’autre part, il remarque le rejet de l’ouvrier faisantpreuve de zèle par ses confrères.
Trois principes sont à la base du système de Taylor : la division verticale du travail (« Tout travail intellectuel doit être enlevé à l’atelier pour être concentré dans les bureaux de planification et d’organisation. »), la division horizontale du travail, le salaire au rendement et le contrôle des temps.

1. Premier principe : la division verticale du travail.C’est la séparation entre le travail d’exécution et le travail intellectuel de conception, assuré par les ingénieurs du « bureau des méthodes ». Par la démarche scientifique (étude du poste, décomposition et simplification des gestes, attribution d’un temps d’exécution à chaque tâche élémentaire), ils déterminent la seule bonne façon d’effectuer une tâche (« the one best way »). Ainsi, Taylor,chargé d’améliorer les méthodes dans une entreprise minière, va jusqu’à montrer au manœuvre la bonne façon de charger sa pelle pour atteindre la productivité quotidienne moyenne la plus élevée.
Taylor préconise donc le « développement d’une science qui, remplace le vieux système de connaissances empiriques des ouvriers ». Dans un contexte aux USA marqué par le pouvoir des ouvriers de métiersyndiqués et par la faiblesse de la qualification de la main d’œuvre immigrée, cette proposition de Taylor ne pouvait que recevoir bon accueil.
Il s’agit donc de transférer le savoir des ouvriers de métier aux ingénieurs. Ce processus implique un détour par son intellectualisation et sa codification formelle car ce savoir devra être ensuite diffusé, non par un long apprentissage auprès des...
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