J.c bellay

Pages: 7 (1539 mots) Publié le: 2 mars 2012
Lecture Analytique :

 Joachim Du Bellay écrit le recueil « Les Regrets » en 1558 par rapport à son voyage à Rome où il rêvait de voir la grandeur de l’Italie et des souvenirs de l’Antiquité, mais qui s’est révélé un exil difficile. Joachim Du Bellay écrit le manifeste Défense et illustration de la langue française en 1549 qui rassemble les idées des poètes de la Pléiade. La Pléiade secaractérise par un souci de variété dans l’inspiration qui lui fait privilégier l’exploration mais elle consiste aussi à imiter les anciens du XVIème siècle. Dans ce recueil, plus particulièrement le sonnet 9 « France, mère des arts » le poète nous fait part de sa plainte.
Quel sentiment Du Bellay fait ressortir dans ce sonnet ?
Dans une première partie, nous analyserons la métaphore dela France et la comparaison de l’agneau faite par le poète ; puis dans une seconde partie, par quelles images, le poète nous fait part de son sentiment d’injustice.

LECTURE DU SONNET

Tout d’abord, on remarque une métaphore filée, la France est comparée à une mère. ‘‘France mère des arts, des armes et des lois’’ (v.1) Elle est représentée comme une mèrenourricière : « Tu m’as nourri longtemps du lait de ta mamelle ». (v.2) Cette mère presque à certains passages le rôle d’un père : « Si tu m’as pour enfant avoué quelque fois » (v.5). De plus, soucieux de vouloir exprimer le regret de sa patrie, Du Bellay l’identifie à une femme aimée, à travers le vers : « Je remplis de ton nom les antres et les bois » (v.4). On remarque que la France est aussicomparée à une bien-aimée par cette image traditionnelle de la poésie où l’amoureux crie dans la nature déserte le nom de l’aimée. De plus, il utilise un vocabulaire amoureux : « cruelle » (v.6). Ainsi, Du Bellay se sent abandonné par une France qui était pour lui comme une nourrice, une protection maternelle mais aussi une maîtresse.
La France est une mère nourricière mais aussi une sourced’inspiration. En présentant la France comme une mère qu’il tutoie, le poète, qui indique dès le deuxième vers le caractère personnel du poème, marque son besoin de protection et prépare la deuxième comparaison, qui est celle du poète avec la brebis abandonnée. Les mots « nourri (…) du lait de ta mamelle » (v.2) amorcent le symbole soulignant la fragilité. Cette nourriture est à la fois matérielle etspirituelle ‘les arts, les lois’ (v.1).
On remarquera aussi la métaphore de la France en mère inspiratrice. En effet, elle est représentée comme la « mère des arts, des armes et des lois ». Elle représente la « Muse » du poète, ce qui amplifie la personnification de la France. Du Bellay lui en veut de ne pas le protéger alors qu’il la considère comme « la mère des arts ». Ainsi, le poète au servicede sa patrie attend en retour protection et affection.
Cette relation maternelle est aussi exprimée avec une sorte de renversement : de la métaphore de la France en mère, on passe à celle du poète en agneau. « Ores » (v.3) qui signifie « maintenant » s’oppose à « longtemps » (v.2) : le poète fait une antithèse entre la protection dont il a joui en France et la solitude dont il souffreactuellement en Italie. Il était tout d’abord comparé à l’enfant de la mère, qui est la France, et il devient pour accentuer le pathétique de sa situation, un agneau, animal qui fut traditionnellement le symbole du martyr et du sacrifice. Cet appel de l’agneau se fait tout d’abord par la répétition « France, France » (v.7) qui montre le caractère suppliant et désespéré du poète.
De plus, le poètereprésente cet abandon par un subtil phénomène d’écho qui représente l’appel non-entendu de l’agneau. En effet, celui-ci est expliqué dans le poème mais aussi exprimé par la construction présente dans le deuxième quatrain. Ce phénomène est représenté directement par une allusion à la nymphe Echo : « Mais nul sinon Echo ne répond à ma voix » (v.8). Cet écho est aussi exprimé par une répétition dans les...
Lire le document complet

Veuillez vous inscrire pour avoir accès au document.

Vous pouvez également trouver ces documents utiles

  • Du bellay
  • Du bellay
  • Du bellay
  • Du bellay
  • Du BELLAY
  • Du Bellay
  • Du bellay
  • Du bellay

Devenez membre d'Etudier

Inscrivez-vous
c'est gratuit !