L'inconscient

Pages: 6 (1433 mots) Publié le: 25 février 2011
L’inconscient est un concept assez ancien. Aristote déjà, dans son ouvrage « de l’âme », en faisait état en des termes différents. Le terme d’ « âme » par ailleurs était cette substance qui révélait le caractère de l’homme. Depuis, de nombreux philosophes se sont attachés à comprendre le sens des actes, des paroles et des gestes que leurs contemporains adoptaient.

A l’époque des institutionsasilaires, ce que l’on a appelé « le grand enfermement », quantité de gens problématiques pour la société, sur un plan moral, étaient enfermés dans ces structures pour y recevoir un « traitement de l’âme », ancêtre d’une psychothérapie mais alors teintée de religiosité puisqu’il était établi que ces personnes (on enfermait au même titre les fous, les voleurs, les prostituées, les handicapés)avaient subi un dérèglement moral et qu’il fallait les ramener dans le droit chemin.
En fait de réalité, ils étaient tout bonnement attachés avec des chaînes dans des lieux qui ressemblaient plus à des prisons qu’à des lieux de soin. Les fous étaient amenés par centaines, sur des bateaux, des nefs, dans ces asiles. Leurs productions délirantes et leurs plaintes étaient considérées comme tout à faitinintéressantes et on s’attelait à les museler et les faire rentrer dans le droit chemin.

Il fallut attendre 1792 et le premier médecin aliéniste français, Pinel (1745-1826), pour que ces fous soient retirés à leur misère et qu’on leur attribue un peu d’humanité. Dès lors, la médecine aliéniste (au sens d’être aliéné, soit étymologiquement, « autre à soi-même ») prit le soin, de plus en plusconcrètement de soigner ces personnes. La notion d’inconscient fut employée progressivement mais servait encore de fourre-tout lorsque l’on ne savait pas ce que signifiait les dires du patient. Il faut rappeler qu’à cette époque, entre 1792 et 1895, la médecine à spécialisation psychiatrique en était encore à ses balbutiements.

A cette époque, un jeune neurologue, viennois, Sigmund Freud(1856-1939), était tout à ses études de médecine qu’il peinait à terminer. Il se destinait à la neurologie. Après ses études, il restât travailler dans un laboratoire et devint un chercheur assidu et remarquable. Il fit notamment des découvertes étonnantes, particulièrement sur l’effet médical de la cocaïne dans le traitement de la douleur. Il en fit usage personnel en bien des occasions pour, « sedélier la langue » car il était très timide. On sait qu’il découvrit, avec la cocaïne, la méthode, toujours utilisée ce jour, d’application de cocaïne pour provoquer une paralysie de l’œil lors des opérations de microchirurgie de l’œil.
Mais, pour des raisons sentimentales, il abandonna sa recherche sur le sujet et laissa la gloire à un autre (sa fiancée, qu’il n’avait pas vu depuis des mois leréclamait, et il décidât de laisser ses recherches en l’état, en en faisant, naïvement, état à un collaborateur, qui lui, bien fin, poursuivit les recherches).
A son retour, il était désemparé. Son directeur de laboratoire lui offrit alors la possibilité de faire deux voyages de formation à l’étranger. Le premier à Paris et le second à Nancy.

Lors du premier, à Paris, il travaillât durant quelquesmois aux côtés de Jean-Martin Charcot (1825-1893), le plus grand médecin psychiatre de l’époque. A son écoute, il découvrit une pathologie inédite : les hystériques. Ces patients (le plus souvent des femmes) étaient prises pour des simulatrices et elles étaient souvent mal considérées. Elles ne souffraient pas vraiment d’un trouble physiologique mais étaient capables de se contorsionner de façonbizarre ou de devenir temporairement aveugles ou encore paralysées, le tout avec beaucoup de mise en scène. Charcot se décidât, dans sa pratique, à travailler avec ces patientes à l’aide d’une méthode autre que les traitements de choc qui leur étaient habituellement réservé (bains froids, bouillants, électrothérapie…). Il se mit tout simplement à leur parler.

Mais il ne leur parlait pas...
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