Kamo, l'idée du siècle

par

L’école ; la classe de sixième

Leshéros évoluent dans l’univers de l’école principalement, et l’intrigueprincipale se déroule en classe. Les élèves, contrairement à de nombreuxenfants de cet âge, sont contents d’aller à l’école car ils aiment beaucoupleur instituteur M. Margerelle qu’ils appellent leur « Instit’ Bien-Aimé ».En effet celui-ci transpire la confiance et la bonne humeur et se montre trèsinventif pour faire des cours les plus intéressants possibles. Il a l’habitudede s’asseoir en tailleur sur son bureau pour leur raconter des histoires.

L’écoleest le lieu où se retrouvent tous les élèves de la classe et où ils discutentde la situation quand ils s’inquiètent du dédoublement de personnalité de leurinstituteur. Ils ne jouent même plus à la récréation car ils discutent de cequi se passe et réfléchissent à une solution pour faire revenir le véritable M.Margerelle.

« Dites, Monsieur, tout àl’heure, pour cette histoire de colle, et de petite conversation avec ma mèrevous déconniez hein ?… Pardon, je veux dire, vous plaisantiez ?

– Une colle ? demandaArènes sincèrement surpris. Quelle colle ?

Je fis signe à Kamo des’arrêter, mais trop tard, il était lancé :

– Oui, tout à l’heure,quand vous m’avez collé, enfin quand monsieur Crastaing m’a collé, vous n’étiezpas sérieux ?

– Je ne comprends pas…

Nous commencions à comprendre,nous, et nos cheveux se dressaient sur nos têtes. »

Enfin,les élèves sont actuellement en CM2 et se préoccupent de leur passage en 6èmecar tout le monde les prévient que ce sera un changement important pour eux. Lecollège leur est présenté comme un lieu où les études seront plus difficiles,ils devront être plus sérieux et ne pourront plus s’adonner à des loisirs commeregarder la télévision. Cela les inquiète et c’est ce qui lance l’intrigue.

L’universscolaire est donc bien présent dans le livre, peut-être parce que l’auteurétait lui-même professeur et a donc côtoyé de nombreuses générations d’élèves.Aussi, le livre est une lecture idéale pour les enfants de classe de CM2 et s’adresseparticulièrement à eux de par son intrigue. En mettant en scène la classe de 6èmedans ce roman, Pennac parvient à démystifier un passage qui inquiète dans lavie réelle les enfants qui doivent le franchir. La 6ème est un mondenouveau certes, et il ne fait nul doute qu’il faut s’adapter aux professeursnombreux et à leurs caractères divers. Mais une chose qui ne change pas estl’apprentissage et la soif de connaissance des élèves.

Kamo, l’idée du siècle est écrit pour rassurer, mais également enseigner. Kamo doit faire faceà sa responsabilité lorsque son idée produit des effets angoissants. Il est misen face du concept de conséquence et l’on attend de lui qu’il trouve unesolution aux problèmes dont il est la cause – même lorsque ces problèmes naissentde bonnes intentions, telles que l’écriture de l’annonce conçue pour trouver uncompagnon à Mado-Magie. Le personnage de Pennac prend alors la résolution defaire face aux conséquences de ses actes, d’en assumer l’entière responsabilitéet d’y remédier de son mieux – une attitude que l’auteur souhaite sans doutecommuniquer à ses lecteurs en les exhortant à imiter le jeune Kamo.

« C’est comme si tul’avais fait disparaître en lui-même…

Comme si je l’avais faitdisparaître ? Vous étiez d’accord, peut-être, pour qu’il nous préparesérieusement à la sixième ?

C’était ton idée, Kamo, pas lanôtre.

Ton “idée dusiècle”.

Ton idée géniale, tu peux êtrefier de toi !

Lanthier a raison, on neplaisante pas avec ses trucs-là…

– Ah ! évidemment,Kamo… Kamo… Kamo ne se goure jamais hein ?

– Non, il fout lapagaille partout, mais ce n’est jamais de sa faute !

– Jamais !

– Voilà le résultat…

Un responsable, c’est la choseau monde la plus difficile à trouver quand il faut prendre une décision, maisla plus facile à inventer quand les choses tournent mal. Avec Kamo, 1a classetenait son responsable. Elle ne le lâchait plus. »

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