L'étrange cas du docteur Jekyll et de M. Hyde

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Résumé

Un dimanche, deux amis, Gabriel John Utterson, un notaire, et son cousin Richard Enfield, font leur promenade hebdomadaire. Enfield raconte à Utterson un événement étrange et révoltant auquel il a assisté. L’autre jour, une petite fille a bousculé un homme dans la rue – a priori, rien de grave. Mais l’individu s’en est violemment pris à la fillette, allant jusqu’à la piétiner, et ce devant des passants horrifiés. Arrivés sur les lieux, les parents de l’enfant s’en prennent à l’individu, lequel disparaît alors dans une résidence proche avant d’en ressortir porteur d’une pièce d’or et d’un chèque, calmant ainsi leur juste colère. La maison dans laquelle l’odieux individu est allé quérir l’argent appartient à un vieil ami d’Utterson, le Dr. Jekyll.

Intrigué, le notaire consulte le testament que son ami lui a confié et qu’il a récemment modifié. Il s’aperçoit alors qu’un nouvel héritier apparaît, un certain M. Hyde, qui est devenu le principal légataire de son ami. Inquiet, Utterson décide de faire le guet devant la maison du Dr. Jekyll. Il finit par reconnaître ce fameux Hyde et l’aborde : l’individu est laid au point d’être repoussant ; il y a en lui quelque chose d’absolument ignoble. Pourtant, Hyde donne son adresse à Utterson sans difficulté. Un peu plus tard, au cours d’une plaisante soirée, Utterson interroge son ami Jekyll sur ce Hyde qui semble devenu un de ses familiers. Le docteur pâlit et enjoint le notaire à ne pas s’intéresser de trop près aux faits et gestes de M. Hyde.

Les mois passent et l’on apprend qu’un meurtre a été commis, celui d’un parlementaire, un homme important du nom de Sir Danvers Carew. Il a été battu à coups de canne. La violence de l’acte a été telle que l’agresseur a brisé la canne sur le malheureux. La police entre en contact avec Utterson, car Sir Danvers était un de ses clients. La façon dont le crime semble s’être déroulé pousse Utterson à soupçonner Hyde, et il mène les forces de l’ordre chez la brute. Là, ils découvrent une canne brisée : l’arme du crime. Quelle n’est pas la surprise d’Utterson quand il reconnaît une canne qu’il a lui-même offerte à son ami le Dr. Jekyll ! La preuve est faite que Hyde est un criminel, et il est désormais recherché par la police. Mais le Dr. Jekyll tient à rassurer son ami Utterson, et lui montre une lettre de M. Hyde, dans laquelle ce dernier assure que le docteur n’a rien à craindre de lui. Fait étrange : l’écriture de M. Hyde ressemble beaucoup à celle du docteur… Et Jekyll se terre chez lui. Il ne sort plus, ne fréquente plus personne. Inquiet, Utterson se rend chez Lanyon, un ami commun, lui aussi un scientifique. Il le trouve alité, malade, et il lui annonce même sa mort prochaine. De fait, il décède quinze jours plus tard. Il a cependant confié une lettre à Utterson, que celui-ci ne doit ouvrir qu’après la disparition de Jekyll.

Utterson et Enfield n’ont pas cessé leurs promenades et c’est au cours de l’une d’elles qu’ils aperçoivent Jekyll à sa fenêtre. Les trois hommes entament une conversation, quand le docteur change soudain d’attitude, s’excuse brièvement, et ferme la fenêtre. Peu de temps après, le valet de chambre du docteur apprend à Utterson que son maître s’est enfermé dans son laboratoire et qu’il n’en est pas sorti depuis plusieurs semaines. Les deux hommes se rendent chez Jekyll et tambourinent à la porte du laboratoire. Une voix leur répond : ce n’est pas celle du docteur. Ils se résolvent alors à enfoncer la porte.

À l’intérieur, ils découvrent le corps de M. Hyde, qui porte les vêtements du Dr. Jekyll. Il y a aussi une lettre du docteur, qui explique toute l’affaire. Le notaire s’en saisit et rentre chez lui. Là, il lit la lettre de Lanyon, puis celle de Jekyll. La première lui apprend que c’est un choc affreux qui a causé la mort de Lanyon. En effet, il a vu M. Hyde boire une potion et se métamorphoser en leur ami Jekyll. La deuxième lettre quant à elle explique l’étrange démarche du Dr. Jekyll. Celui-ci, un homme plutôt bon, a toujours été fasciné par le côté obscur de sa personnalité. Il a donc créé une potion capable de transformer son être. Quand il la prend, il n’est plus le bon Dr. Jekyll, il devient M. Hyde, une brute dont la méchanceté n’a pas de limites. De plus, M. Hyde n’éprouve aucun remords après avoir perpétré ses actes odieux. Cependant, en séparant ainsi les deux faces de sa personnalité, Jekyll espère purger son bon côté des penchants négatifs qu’il pense ainsi mieux maîtriser. Et puis, c’est amusant d’être Hyde, et de jouir d’une liberté totale, sans conscience qui vous rappelle à l’ordre.

Seulement voilà, à partir d’un moment, Jekyll ne contrôle plus ses transformations, il lui arrive de se métamorphoser dans son sommeil. Il ne contrôle plus Hyde et une nuit, il se jette sur Sir Danvers qu’il massacre à coups de canne. Quand il redevient le Dr. Jekyll, il est horrifié et tente de mettre fin à ces transformations. Il semble réussir et se jette alors dans des actions généreuses et caritatives, en espérant rattraper ainsi le mal fait par M. Hyde. Il pense avoir réussi et s’imagine sauvé, mais un jour son regard tombe sur ses mains… ce sont celles de M. Hyde ! Il s’est à nouveau transformé involontairement, et cette fois, il était parfaitement réveillé. Que faire ? Poursuivi par la police, il se réfugie chez Lanyon. Là, ce dernier voit M. Hyde boire cette fameuse potion, et se transformer en Jekyll. Le choc est tel que le malheureux en mourra. C’est alors une fuite en avant. Les doses pour redevenir Jekyll deviennent de plus en plus fortes. Le docteur ne contrôle plus rien. La preuve : au cours de la conversation avec Utterson et Enfield, il a senti la transformation venir et c’est pour cela qu’il leur a claqué la fenêtre au nez.

Et puis, la potion devient de moins en moins efficace pour ramener Jekyll à son état normal. Le docteur comprend qu’un des ingrédients de départ devait être impur, et c’est pour cela qu’il ne parvient pas à retrouver une formule active. Hyde craint d’être arrêté par la police. Il souhaite donc redevenir Jekyll. Mais Jekyll, plus ou moins conscient, a pris goût à la liberté absolue qu’il vit à travers Hyde. La torture est donc permanente pour le docteur. Cette double vie, ces fuites, ces menaces, sont devenues insupportables. La lettre du Dr. Jekyll se conclut alors : il a décidé de mettre fin à la triste vie de M. Hyde. Et donc à la sienne.

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