L'île du crâne

par

Le fantastique

La notion de fantastique se définit par l'introduction d’éléments surnaturels dans un cadre réaliste, propres à engendrer une peur, une angoisse ressenties parallèlement par le héros et le lecteur. Dès le début de son roman, Anthony Horowitz nous plonge dans une ambiance mystérieuse et étrange. L'entrée dans ce monde fantastique se fait au moment de l'apparition du prospectus pour l'école Groosham Grange. Rapidement, des éléments de sorcellerie apparaissent, même s'ils ne sont pas explicités : création de poupées vaudou, absence de reflet du professeur de latin – dont la peur du soleil nous indique par ailleurs qu’il s’agit d’un vampire –, etc. Beaucoup de créatures fantastiques font ainsi leur apparition, et le récit abandonne l’atmosphère réaliste de ses débuts au profit de la découverte d’un monde étrange. À la manière de la saga d’Harry Potter qui s’inspirera de cette œuvre, notre héros se trouve propulsé dans un monde rempli de magie, un monde qui lui était jusque-là inconnu.

L'auteur instaure rapidement un climat lugubre, sinistre, angoissant. L'île sur laquelle est envoyé le jeune adolescent est une île inaccessible, entourée de falaises à pic, au milieu d’une mer tumultueuse. On y trouve également une forêt très dense, sombre, où les branches semblent nouées entre elles pour empêcher la lumière de pénétrer. L'école en elle-même est peu rassurante : il s’agit d’un très vieux bâtiment aux pièces inquiétantes et dont les habitants adultes semblent par ailleurs ne pas avoir d’âge. On y trouve des animaux empaillés, des tableaux magiques qui semblent espionner les élèves, et des enfants antipathiques. C'est un monde fantastique, entièrement façonné par l'esprit de l'auteur qui nous est présenté. D'autres éléments cauchemardesques viennent se...

Inscrivez-vous pour continuer à lire Le fantastique >

Dissertation à propos de L'île du crâne