La richesse des nations

par

De la valeur d‘une production

Le prix de la production finale de toute chose repose, selon Smith, sur trois critères, qui chacun détiennent une contrainte, un effort, sur lequel se basera le prix fixé.

En effet, selon lui, toute chose détient une valeur première, même dans un monde où il n’existerait aucune notion de capitalisme ou de profit. Cependant, dans chaque création de la Nature, des hommes, il y a une valeur qui subsiste, et qui correspond à la quantité d’efforts fournis à la réalisation de cette création. Adam Smith compare ici cette société sans capitalisme à une bande de chasseurs, pour lesquels il serait beaucoup plus aisé de tuer un daim qu’un castor. Ainsi, il serait naturel, au vu de la dépense d’énergie donnée pour tuer un castor par rapport à celle fournie pour tuer un daim, que la prise d’un castor vaut celle de deux cervidés. Ainsi, lorsqu’il rapporte cette logique rémunératrice à une société travailleuse et œuvrant pour le profit, il explique qu’« Il est naturel que ce qui est ordinairement le produit de deux jours ou de deux heures de travail, vaille le double de ce qui est ordinairement le produit d'un jour ou d'une heure de travail. »

Il introduit ainsi une notion de hiérarchie entre les différents éléments du fruit du travail des hommes, en fonction de trois critères.

En effet, pour produire un objet, trois éléments sont nécessaires. Tout d’abord, le salaire est une donnée obligatoire dans la mesure où sans salaire, il n’y aurait aucune productivité. Smith décrit le salaire comme étant proportionnel à l’adresse, l’habileté du travailleur ou encore l’effort fourni pour parvenir à ses fins. Il ajoute également à cette...

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