La Vénus d'Ille

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Résumé

L’action se passe à Ille, dans le Sud de la France. Tout commence par la rencontre entre deux antiquaires : le narrateur et M. de Peyrehorade. Tous deux se retrouvent pour parler d’une statue, celle dont tout le monde parle à Ille, découverte quelques jours auparavant. C’est en déracinant un arbre mort qu’un artisan du village, Jean Coll, a donné un coup de pioche dans quelque chose de métallique. M. de Peyrehorade a été appelé pour voir cette découverte, qui se révèle être une statue de femme. Alors qu’on la sort de terre, elle tombe sur la jambe de Jean Coll, joueur de paume renommé dans les environs, et la casse. La statue inquiète alors le village d’une part du fait de sa beauté, et en second lieu parce qu’elle a provoqué l’accident de son découvreur.

         Le narrateur fait la connaissance du fils Peyrehorade, Alphonse, et de sa future épouse, Mlle de Puygarrig. Il est invité à leur mariage qui aura lieu quelques jours plus tard. Alphonse cependant n’accorde que très peu d’importance au mariage, il a surtout choisi sa fiancée pour sa dot alléchante.

         Le premier soir qu’il passe à Ille, le narrateur observe la statue depuis la fenêtre de sa chambre. Deux apprentis lancent un caillou contre elle en l’insultant, pour se venger de la jambe cassée de Jean Coll. Le caillou rebondit contre le bronze et l’un des jeunes le reçoit de plein fouet au visage. Le narrateur s’en amuse et s’endort là-dessus.

         Le lendemain, les deux antiquaires se rendent voir la Vénus. M. de Peyrehorade montre au narrateur l’inscription qui orne son socle : « Cave amantem » – « prends garde à toi si elle t’aime » en latin. S’ensuivent diverses discussions sur le futur mariage.

         Le jour du mariage est un vendredi, c’est-à-dire le jour de Vénus ; traditionnellement, il est de mauvais augure de se marier un vendredi, et l’épouse Peyrehorade s’en inquiète. Avant la cérémonie, le narrateur essaie de faire un rapide portrait de la statue. Alphonse, bien qu’il soit déjà apprêté, décide d’aller prêter main forte à l’équipe de jeu de paume locale, en difficulté face à des Espagnols. Gêné par sa bague et ne voulant pas la perdre, il la glisse au doigt de la statue. Il aide son équipe à gagner la partie avant de prendre la route pour son mariage. C’est dans la calèche qu’il se rend compte qu’il a laissé la bague sur la statue ! Il est trop tard pour faire marche arrière. Alphonse décide alors de donner à sa femme une autre bague reçu d’une femme, une modiste parisienne, à la suite d’une aventure.  Le soir, il décide d’aller récupérer sa bague, mais stupeur : la statue a refermé sa main et la bague se trouve à présent coincée ! Il va avertir le narrateur pour lui demander de vérifier ce qu’il a vu, mais celui-ci, pensant Alphonse saoul, préfère aller se coucher.

         Le narrateur passe une nuit difficile, entendant de lourds bruits de pas monter puis descendre les escaliers. Des cris et une sonnette le poussent finalement à aller aux nouvelles et il découvre Alphonse raide mort sur le lit nuptial brisé, couvert de contusions et portant une grande marque sur le torse, comme s’il avait été fortement serré. Sur le tapis de la chambre, le narrateur découvre la fameuse bague qui aurait dû être au doigt de la statue. Il décide donc de mener son enquête. Il soupçonne d’abord le capitaine de l’équipe ayant perdu la partie de jeu de paume, qui avait montré quelque amertume, mais les empreintes mènent encore et toujours à la statue, laquelle semble avoir changé d’expression, à présent de « méchanceté ironique » selon le narrateur.

         L’affaire est donc présentée au procureur du roi. Mme Alphonse dit avoir reconnu la statue en train d’étrangler son mari et s’être évanouie sous le choc, mais sa version des faits ne semble pas vraisemblable.

         Quelques mois plus tard, M de Peyrehorade meurt. Sa femme décide de faire fondre la statue, ce que son mari avait toujours refusé. Son bronze sert à fondre une cloche pour l’église d’Ille. Mais depuis que la nouvelle cloche sonne, les vignes ont gelé par deux fois, comme si la malédiction de la Vénus se poursuivait. La phrase « prends garde à toi si elle t’aime » gravée sur le socle de la statue prend tout son sens, lorsqu’on se souvient que M. Alphonse a passé la bague à l’annulaire de la statue.

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