Le Côté de Guermantes

par

Tome 1

Le récit se situe en France, à la fin du XIXème siècle (lesannées 1890), au moment où commence l’Affaire Dreyfus, qui se retrouve danstoutes les conversations. Le narrateur du roman, Marcel, déménage accompagné desa famille ; ils s’installent dans un appartement de l’hôtel des Guermantes,à Paris. Les Guermantes sont une famille que le narrateur connaît, ils se sontrencontrés à la messe à Combray, où les Guermantes ont un château pour la bellesaison.

Un soir, le narrateur assiste à un spectacle à l’opéradans lequel la Berma, célèbre actrice, joue le rôle de Phèdre. Le narrateur l’adéjà vue plusieurs fois, et si par le passé il l’a admirée pour sa beauté, ilest déçu de devoir constater son indifférence aujourd’hui àl’égard de l’actrice. À l’opéra, Marcel est impressionné par le beau monde présent.Un sourire qui lui est adressé par Mme de Guermantes le marque.

Espérant revoir la duchesse et en apprendre plus surelle, il étudie dès le lendemain tous les itinéraires de ses promenades et lasuit, faisant mine que le hasard le mène sur son chemin tous les jours, mais ellefinit par s’agacer de son comportement.

Marcel quitte Paris et va passer quelque temps àDoncières, où son ami d’enfance, Robert de Saint-Loup, est en garnison. Celui-ciadmire beaucoup le narrateur. Comme il est le neveu de la duchesse deGuermantes, Marcel espère que son bon ami pourra l’aider à se rapprocher decelle qu’il aime, en les invitant tous deux en même temps. Si Saint-Loupaccepte de l’aider sans enthousiasme, Marcel ne verra pas ses efforts suivisd’effets.

Le narrateur rentre ensuite à Paris pour l’hiver, où il apprendavec effroi que sa grand-mère est gravement malade ; pour la première foisil la voit comme une vieille femme, malade et faible.

Au printemps, son ami Saint-Loup n’a toujours pas tenupromesse. Mais Marcel ne renonce pas, et continue à suivre quotidiennement la duchesse.

Le père de Marcel encourage son fils à fréquenter lesbeaux salons et à continuer d’écrire, ce qui selon lui peut lui permettre de brillerdans la société mondaine.

Saint-Loup, en permission, revient aussi à Paris, et luiprésente sa maîtresse, Rachel, une prostituée que Marcel a connue lorsqu’ilétait plus jeune, à l’époque surnommée « Rachel quand du Seigneur ».Marcel estime que son ami est naïf et ne devrait pas faire tant de cadeaux àcette jeune femme maligne et cruelle qui profite de la situation et de sonargent. Mais il ne révèlera rien à Saint-Loup, qui ignore que tous deux seconnaissaient. Les amis vont dîner au restaurant, où une dispute éclate. Dansun accès de jalousie Saint-Loup reproche à Rachel tous les échanges de regardsqu’elle a avec d’autres hommes. Puis ils se rendent au théâtre où Saint-Loup perdde nouveau son calme, frappant un journaliste dont la cigarette importunait sonami Marcel.

Quelques jours plus tard, le narrateur est invité ausalon de madame de Villeparisis, salon ne faisant pas partie des plus réputésde la ville ; il s’y rend sur les conseils de son père. À ce salon, Marcelretrouve de vieilles connaissances dont Saint-Loup, Bloch, Norpois, Mme Swann,Charlus… des personnages récurrents des œuvres de Proust. Marcel croise aussimadame de Guermantes qui se résout finalement à lui parler et ils échangent desbanalités. Saint-Loup se confie au narrateur et lui avoue se sentir coupabled’avoir refusé à Rachel de lui acheter un bijou qu’elle voulait. Il quitte lesalon et décide d’aller la rejoindre, au grand dam de sa mère la marquise deMarsantes qui rêve de faire un beau mariage pour son fils avec une jeune femmetrès riche.

Le narrateur a également une conversation avec Charlus,qui tient des propos antisémites : il évoque la famille de Bloch alorsprésent et fait des réflexions désobligeantes envers la communauté juive. Ildemande à Marcel de sermonner son ami Saint-Loup pour sa relation avec Rachel,que tout le monde accuse de l’avoir rendu dreyfusard.

Le baron de Charlus propose aussi à Marcel, plus jeuneque lui et débutant dans la vie mondaine, de l’aider à réussir sa vie ensociété.

Marcel rentre chez lui et s’inquiète de l’état de sagrand-mère qui a empiré. Le traitement prescrit par le docteur Cottard n’a rienarrangé, au contraire. Il appelle le docteur Boulbon qui examine sa grand-mèreet diagnostique une maladie nerveuse dégénérescente. Cependant, il lui faitcroire que sa maladie est imaginaire.

Marcel reçoit un courrier de la part de son amiSaint-Loup qui lui reproche d’avoir eu un mauvais comportement au salon de Madamede Villeparisis, la dernière fois qu’ils se sont vus.

Marcel décide ensuite d’emmener sa grand-mère aux Champs-Élysées,promenade au cours de laquelle elle a une attaque. 

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