Le Côté de Guermantes

par

Tome 2

Lors de leur retour à la maison, on appelle les médecins,qui révèlent qu’elle a fait une attaque à cause d’une insuffisance rénale. Toutle monde sait que sa fin est proche. Cela n’empêche pas leur fidèle servanteFrançoise de la soigner avec grande attention. La grand-mère voit sa santé sedégrader, perdant la vue, puis l’ouïe, et ne peut plus s’exprimer correctement.Malgré sa souffrance physique qui lui vaut des administrations de morphine,elle reste très digne, bien que sa mémoire lui fasse désormais défaut.

Françoise sent qu’elle va mourir bientôt, alors ellecommande sa toilette de deuil. La grand-mère finit par mourir en pleine nuit.Le narrateur, qui s’y attendait, en est tout de même très affecté. Il continueà écrire des articles pour le Figaro mais il est déçu de ne pas les voirpubliés.

En parallèle, l’ami du narrateur, Saint-Loup, a quittéRachel et se trouve au Maroc. Rachel avait accusé faussement le narrateurd’avoir essayé de la séduire, mais Saint-Loup a pardonné au narrateur, dans ledoute. Dans leur correspondance, il raconte qu’il a fait la rencontre à Tanger deMme de Stermaria, une femme qui vient de divorcer. Cette femme rentre à Paris,et Saint-Loup propose de la mettre en relation avec le narrateur, et lui envoieun courrier pour la rencontrer. Il passe plusieurs jours sans recevoir de réponse.

Le narrateur retrouve Albertine, qui lui rend visite, ilen est heureux. Il la désire toujours, et essaie de se convaincre qu’il neressent plus rien pour elle, jouant l’indifférent et lui cherchant des défauts.Il joue avec elle, lui demande de s’allonger sur le lit, et l’embrasse. Il estsatisfait qu’elle accepte. Le narrateur reçoit ensuite la réponse de Mme deStermaria qui a accepté de le rencontrer, ce qui le rend très impatient.

Il se rend ensuite à la réception de Mme de Villeparisis,où il retrouve la duchesse de Guermantes qu’il aimait tant. Il ne ressentdésormais plus rien à son égard. Il est bien plus préoccupé par l’arrivéeprochaine de Mme de Stermaria. La duchesse, qui n’avait jamais été chaleureuseavec lui et avait toujours rejeté ses avances, se révèle bien plus aimable etengageante, allant jusqu’à l’inviter à sa prochaine fête.

Tard dans la nuit, le narrateur rentre chez lui :Albertine l’attend devant sa porte. Le narrateur se sent en confiance et luidemande comment faire bonne impression auprès de Mme de Stermaria le lendemain,voyant en Albertine un second choix. Le grand jour arrive et le narrateurenvoie un fiacre pour Mme de Stermaria, qui ne vient pas. Elle lui laisse unmessage expliquant qu’elle reporte leur rencontre, ce qui déstabilise lenarrateur.

À son retour, Saint-Loup organise un dîner avec lenarrateur et des amis, de jeunes hommes de la noblesse. Des rumeurs courent selonlesquelles ils auraient des rapports homosexuels en attendant de trouver uneriche héritière, ce qui est véridique bien que le narrateur n’y croie pas.

Le narrateur se rend à la réception de la duchesse deGuermantes où il rencontre de nombreuses femmes aristocrates, parmi lesquellesla princesse de Parme. Si elle est très distinguée, ce n’est pas le cas duprince d’Agrigente que le narrateur compare à un « vulgaire hanneton ». Lenarrateur est conscient que le couple qui le reçoit est très influent, et quela duchesse, grande, blonde, élancée, fait partie des plus belles et des pluscharmantes femmes de la noblesse parisienne, sans parler de sa culturelittéraire exceptionnelle. Par ses remarques très directes, elle déstabiliseses interlocuteurs. Le duc la trompe régulièrement, ce qu’il compense par denombreux cadeaux ; la duchesse tolère ces relations extraconjugales, et rencontremême parfois ses concurrentes.

Les convives parlent de Saint-Loup, dont on dit qu’ilvoit toujours Rachel – c’est ce que révèle le prince de Foix. Puis lesconversations tournent autour des « histoires de famille », ce qui lassele narrateur qui, bien qu’intéressé par les grandes lignées, en a assez desconsidérations basses et méchantes, des mesquineries indignes selon lui du rangdes personnes présentes.

Le narrateur, invité par Charlus, se rend chez le baronen fin de soirée. Le baron se montre distant, voire malpoli. Il attaque lenarrateur, lui reprochant son ingratitude. Le narrateur, qui ne comprend pas,finit par s’emporter et veut rentrer chez lui. Alors Charlus change de ton, luidemande de rester, et se remet en colère, avant de se calmer une seconde fois.Malgré l’offre de Charlus de dormir sur place ou d’aller se promener, lenarrateur décide de rentrer chez lui.

Quelques jours plus tard le narrateur reçoit uneinvitation venant du prince et de la princesse de Guermantes. Il est tellementsurpris qu’il croit à une erreur, ou à une plaisanterie, si bien qu’il demandeau duc de Guermantes ce qu’il en est. Le duc lui confirme que l’invitation estvalide.

Swann arrive avec une grande photo commandée par laduchesse. Il a beaucoup maigri, il semble bien plus vieux du fait de samaladie ; il ne reconnaît même pas le narrateur. La duchesse, visiblementcontente d’avoir reçu cette photo, invite Swann à les accompagner en Italie, lorsdu voyage qu’ils prévoient pour l’année qui vient. Swann, au vu de son état desanté, ne sera peut-être plus en vie à ce moment-là, et on ne sait si laduchesse pèche par excès de politesse ou de naïveté.

 

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