Le manuel

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Résumé

Le Manueld’Épictète est composé de maximes et de principes propres à illustrer laphilosophie de ce penseur : le stoïcisme, mais il montre aussi commentchacun peut l’appliquer, suivre ses principes pour accéder à la sagesse et aubonheur.

Épictètecommence par énoncer des principes simples mais essentiels : il fautdistinguer ce qui dépend de nous de ce qui n’en dépend pas, et il ne faut paschercher à contrôler ce qui relève de cette seconde catégorie (XIV). En effet,il faut savoir s’éloigner de ce qui n’est pas de notre ressort car nous nepouvons pas le contrôler, et nous ne devons pas être excessivement influencéspar les évènements ; c’est ainsi que l’homme peut accéder à la liberté.

Ils’intéresse ensuite aux diverses passions de l’homme comme le désir etl’aversion. Il faut éliminer totalement le désir, la jalousie et l’envie, etn’être fier que de ce que nous avons produit. Tous ces principes moraux doiventêtre appliqués pour soi et par soi, c’est-à-dire pour se changer soi-même etpar soi-même, par nos propres actions, sans se laisser en quelque sorteendoctriner par une autre philosophie. Il ne suffit donc pas de croire en cettephilosophie, il faut l’appliquer au quotidien ! C’est pourquoi il estnécessaire d’être maître de soi, de ne pas se laisser influencer sansréflexion, mais plutôt d’évaluer la pertinence des propos d’autrui. Épictètesouligne qu’il faut se montrer à la hauteur des préceptes que l’on suit, etavoir le courage de les appliquer au quotidien. Néanmoins, le respect d’autrui,même si sa philosophie est différente, reste un principe primordial.

Épictèteaborde ensuite le bonheur, et les voies pour l’atteindre, qui passeraient par l’actede relativiser. Ainsi, il faut se représenter les choses comme elles sont, carce ne sont pas les faits qui sont tristes, mais l’opinion que nous avons de cesfaits. C’est pourquoi Épictète considère que la mort n’est pas réellement unfait triste, car c’est l’image que nous avons de la mort qui nous rend tristes(V-XVI).

Épictèteexplique ensuite que nos réactions ne doivent pas être disproportionnées,c’est-à-dire que devant chaque chose qui nous touche – comme le décès d’unproche –, nous devons réagir de la même façon que si cela touchait autrui, nousrappeler la réaction que nous avions eue dans de pareilles circonstances etnous y tenir pour réagir de façon plus opportune, avec plus de recul (XXVI).

Enfin,à partir de la maxime XXXIII, Épictète enseigne une certaine morale de lasobriété : ne pas céder à la violence, ni aux envies, ne pas se laisseraller aux passions du corps, au désir sexuel… L’homme doit rester pur et enparticulier dans son âme. Ces principes rappellent la célèbre phrase de Juvénal :« Un esprit sain dans un corps sain ».

Cependant,selon Épictète, ce n’est pas parce que l’on devient philosophe qu’il faut secomporter comme tel, c’est-à-dire en mettant en avant sa sagesse et sesprincipes de vie. Il faut rester simple comme Socrate, pris en exemple. Il estdéconseillé de répandre à tout-va ses principes, il suffit de les appliquerpour être sage.

Leseul ennemi de l’homme est finalement lui-même ; il n’a pas besoin de maîtremais plutôt de se contrôler soi-même. Une fois tous les principes énoncés misen pratique, on peut dire que l’homme acquiert de la sagesse et a, selon Épictète,trouvé la voie pour accéder au bonheur, en réduisant au minimum les troubles deson âme et de son esprit.

Pourterminer, Épictète cite en exemple de petites phrases philosophiques etnotamment une de Socrate, dont Épictète s’inspire en effet beaucoup, invitantson lecteur à plusieurs reprises à l’imiter lui aussi.

Laphilosophie stoïcienne repose donc sur une morale de la sobriété – il fautcontrôler ses passions et ses envies – ainsi que sur une pureté du corps et del’esprit, de l’âme. Enfin, il est nécessaire de relativiser chaque chose quinous arrive, bonne ou mauvaise, et d’avoir un certain recul sur les événementspour distinguer ce qui dépend de nous de ce qui n’en dépend pas. Le respect desautres est également une valeur primordiale, même si autrui peine parfois àcomprendre notre philosophie et la rejette quelque peu.

Ce Manuelpermet donc à son lecteur de progresser philosophiquement sur les pas des stoïcienset vers un état de bonheur, car il donne les clés pour réagir sagement dans lessituations même les plus difficiles.

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