Le Mondain

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Résumé

Le Mondain est un poème de Voltaire paru en 1736. Il est composé de décasyllabes et de rimes en majorité croisées ; il a donc une forme classique. Cette œuvre vante la vie mondaine faite de luxe et de plaisirs, et s'oppose à la vie austère prônée par l’Église, très puissante à l'époque.

            L'auteur commence par expliquer qu'il ne regrette pas l'âge d'or : ce temps d'innocence, d'insouciance et de bonheur qui a suivi la création de l'homme. En effet, il pense que si la nature l'a fait naître à son époque, c'est pour son bien et cela correspond à ses mœurs.

            Il déclare : « J'aime le luxe et même la mollesse » et pense que c'est tout à fait normal pour un honnête homme de profiter de l'abondance et des plaisirs nouveaux. Voltaire compare le XVIIIème siècle au siècle de fer, qui fut marqué par les guerres de religion et les croisades.

            Le superflu est pour lui nécessaire car il a permis de réunir les pays, les deux hémisphères par le commerce d'or, de soie, de vin, etc. De plus, cela a apporté des connaissances que ses aïeux ne possédaient pas.

            Voltaire nous parle ensuite d'Adam et d’Ève sous forme de questions qui leur sont adressées telles que : « Mon cher Adam […] caressais-tu Ève, ma mère ? ». L'auteur se moque ainsi de l'image de pureté que l’Église donne d'Adam et Ève.

            Il s'interroge ensuite sur le train de vie que doit mener un honnête homme. En effet, un homme de goût s'expose aux regards et aux jugements : dans son intérieur par ses tapis et ses peintures, à l'extérieur de sa demeure par les jardins, les jeux d’eau, et lors de ses apparitions à bord de son « char » confortable et enfin dans sa façon d'être parfumé avant de se rendre à des réceptions où il est accueilli avec amour et faveur.

L'homme se divertit en allant voir des opéras, et en s’enivrant de bonne cuisine et de vins qui forment l'image brillante de la France. Et chaque jour, se renouvellent les plaisirs.

            Après cela, il est en effet bien difficile d'apprécier l'abstinence et la privation, fait remarquer Voltaire à travers des évocations de l’Iliade et l'Odyssée d'Homère. Il consent même à être fessé s’il le faut dans sa quête de bonheur.

            Il conclut sur le fait que beaucoup de gens ont cherché et prétendu avoir trouvé le paradis terrestre tels les géographes Huet et Calmet. Néanmoins, pour Voltaire, le paradis n'a pas de localisation précise comme il le dit dans le dernier vers : « Le paradis terrestre est où je suis ».

            Ce poème a provoqué une vive polémique car le poète-philosophe ironise sur les croyances religieuses qui dictent une existence de sacrifices et d'austérité afin de trouver le bonheur et de pouvoir accéder au Paradis. Voltaire, au contraire, pense qu'il faut vivre avec son temps dans le plaisir et le luxe que lui offre le siècle des Lumières. 

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