Les Confessions

par

Résumé

Introduction

L'histoire de Rousseau, relate le déclin de l'enfant chéri à l'enfant fourvoyé, et ceci à travers trois étapes : d’abord il perd petit à petit le bonheur et son innocence, ensuite il quitte le bien pour le Mal, et enfin il se cherche en essayant de réfléchir aux différents fondements sur lesquels est basée la société. Selon Jean-Jacques, l'enfance est un moment très privilégié de la vie, il en parle toujours comme un état d’innocence, et ceci avec respect. Sa conception de l’enfance est plutôt originale et est basée selon lui le grand mythe de « l'innocence perdue ».

Jean-Jacques est né en 1712 de parents Genevois. Isaac Rousseau son père est horloger et Suzanne Bernard, sa mère est décédée en le mettant au monde. Jean-Jacques étant de santé fragile, il put survivre grâce à sa tante Suzanne Rousseau qui lui administrait des soins. A 5 ou 6 ans, il commence à découvrir les merveilles de la lecture avec son père. Il trouve dans la bibliothèque de sa mère des romans qu’il dévore et qui sont adaptés à son imagination. Dans celle de son père, il pioche des ouvrages moraux et historiques. Même s’il était en étroite symbiose avec son père, il se désintéresse de son frère aîné qui avait 7 ans de plus que lui. Ce frère en question fugua un jour de la maison et la famille resta ainsi sans nouvelles. Jean-Jacques reste le fils unique en quelque sorte. Lorsque le moment vient pour son père de quitter Genève, Jean-Jacques reste sous la tutelle de Gabriel Bernard, son oncle maternel. Ensuite vient le moment où il est mis en pension avec son cousin Abraham Bernard dans le village de Bossey, dans la maison du pasteur Lambercier et sa sœur. C’était de 1722 à 1724. C’est en effet chez les Lambercier qu’il s’aperçoit de certains de ses traits caractéristiques notamment ses tendances un peu masochistes et son amour invétéré pour la nature.

En 1724, les deux enfants alors âgés de 10 ans à peine, retournent à Genève. Jean-Jacques tombe alors amoureux dans le même temps d’une fillette, Mlle Goton et de Mlle de Vulson, une jeune femme de 22 ans. Plus tard Il décide d’apprendre le métier de procureur et pour ce faire, est placé chez un juriste appelé Monsieur Masseron. Ceci ne sera que de courte durée car il sera expulsé et mis encore en apprentissage chez Monsieur Ducommun qui est un graveur. Il éprouve du goût pour cette profession mais finit par en être dégoûté car son patron est violent et le bastonne régulièrement. Plus tard, Jean-Jacques commence à développer certains vices comme le vol, l’oisiveté, le mensonge. Il ne rompt pas avec sa passion pour la lecture et connait quelques amours imaginaires. A 16 ans, il s’éloigne souvent de Genève et à deux reprises, il omet l’heure et se voit obligé de passer la nuit hors des murs de la ville, fermée. Lorsqu’il revient chez son patron le matin, ce dernier le châtie rudement. La 3ème fois, il se laisse abattre par l’amour de la liberté et la peur du châtiment. Ainsi il décide de quitter Genève.

Fauché, le narrateur vadrouille quelques jours aux alentours de Genève, et abandonne la Suisse protestante. Il est recueilli par un curé qui l’envoie à Annecy. Jean-Jacques se rend plus tard chez Mme de Warens, qu’on lui a recommandée : c’était le jour des Rameaux 1728. Il est très vite exalté par le sourire et la beauté de Louise-Eléonore de Warens alors âgée de vingt-huit ans. Celle-ci lui recommande d’aller à Turin pour suivre la formation au catholicisme et à la générosité de lui donner pour le voyage, un peu d’argent. Pour le voyage vers l’Italie Jean-Jacques fait à la marche. A peine arrivé à Turin, il est fasciné par le monde de la grande ville. Désormais converti au catholicisme moyennant de l’argent, il sillonne toute la ville à la quête d’un gagne-pain.

Il est embauché par une certaine Mme Basile – dont il tombe facilement amoureux. Mais il finit par perdre sa place après avoir été surpris par une servante en train d’essayer de séduire sa patronne à genoux. Ensuite il est embauché en tant que laquais par la comtesse de Vercellis. Peu après cette dernière décède d’un cancer. C’est durant cette fonction qu’il fait une grave faute en volant un ruban à sa maîtresse. Suspecté, il accuse à tort Marion, une servante, qui à sa place, est renvoyée.

En 1730, il se résout à s’en aller pour la Suisse, avec une jeune fille qui essaie à maintes reprises de le séduire, mais pour qui il n’éprouve guère d’attirance. Cherchant à gagner sa vie, il embrasse la musique mais sa carrière sera très courte. Il reçoit néanmoins une proposition pour être sous-secrétaire de la part de de M. de la Martinière mais cette offre ne lui plait pas. Rêvant de Paris, il prend la route pour la capitale mais son arrivée est décevante : la malpropreté de la ville ainsi que d’autres raisons l’amènent à reprendre la route séance tenante toujours à pied, déterminé à retrouver Mme de Warens. Il fait un détour à Lyon chez Mlle du Châtelet qui n’est autre qu’une amie de Mme de Warens en espérant trouver l’adresse de cette dernière. Les temps ne sont pas comme il l’espérait : il est complètement fauché et s’est vu de nombreuses fois abordé par des individus homosexuels. Après avoir finalement eu des nouvelles de « Maman », entendez Mme de Warens, Jean-Jacques se rend chez cette dernière qui n’hésite pas à lui trouver un emploi honnête.

Chez Mme de Warens, le jeune homme se voue à sa passion : la musique, et redevient professeur une seconde fois. Il devient très vite l’amant de Mme de Warens, mais cette dernière maintient auprès d’elle l’homme qu’elle a toujours aimé, M. Claude Anet, son intendant. Jean-Jacques est en de très bons termes avec ce dernier, mais malheureusement il décède subitement.

Jean_Jacques mène plus tard une vie heureuse et tranquille aux Charmettres, une grande ferme que Mme de Warens loue. Il dévore plusieurs livres et romans, se promène et parvient à peaufiner sa culture dans toutes les disciplines. Ayant une santé fragile, il envisage d’aller voir un docteur à Montpellier. De retour de Montpellier, Mme de Warens devient plus froide envers lui parce qu’elle est devenue l’amante d’un jeune homme appelé Vintzenried. Déçu, Jean-Jacques quitte les Charmettes et entreprend un long voyage à Lyon où il est embauché comme instituteur pour les enfants de M. de Mably, un grand seigneur de la ville. Mais n'y tenant plus il repart pour les Charmettes, sans pouvoir regagner l’amour de Mme de Warens. Il lui vient ensuite à l’idée une nouvelle stratégie pour noter la musique, ce qui l’amène à reprendre le cap pour Paris espérant y toucher du doigt le succès.

Jean-Jacques se perd dans son procédé de notation musicale. Ceci le persuade de redevenir professeur de musique. Après il devient seulement quelques mois secrétaire d’ambassade à Venise. L’ambassadeur est étrangement sadique envers lui, l’amène à se désister de son poste et à regagner Paris. C’est à ce moment précis qu’il fait la connaissance d’une lingère nommée Thérèse Levasseur qui lui fait cinq enfants, qui, malheureusement seront tous abandonnés à leur naissance, aux Enfants Trouvés.

Un jour en 1749, Jean-Jacques lit fortuitement dans le journal quotidien le thème faisant l’objet du concours initié pour le prix de morale par l’académie de Dijon. Il participe au concours et remporte brillamment le prix. C’est le début des succès publics et de sa notoriété : d’abord il est réputé penseur, ensuite il est fêté en tant que musicien, du fait de ses nombreux opéras à succès. Pourtant il refuse de s’adonner à la vie de luxe, vit très modestement et repart quelques mois pour Genève pour se consacrer au protestantisme. Il publie le Discours sur l'Origine et les Fondements de l'Inégalité parmi les Hommes. La cultivée et riche Mme D’Epinay lui fait don d’une maison appelée l’Ermitage, située dans la forêt de Montmorency.

Sept ans plus tard, Rousseau déménage pour vivre à l’Ermitage dont il fait son lieu principal de travail, à l’écart de la société parisienne et de ses amis. C’est là qu’il publie ses trois principales œuvres: Emile, La Nouvelle Héloïse et Du contrat social. Il en fait également le lieu de son amour secret vis-à-vis de Sophie d’Houdetot. Rousseau commence après à nourrir des relations de plus en plus compliquées avec Diderot, Grimm, et même Mme d’Epinay. Suite à une querelle avec Grimm qui dégénère, Rousseau préfère prendre ses distances en quittant l’Ermitage.

Rousseau décide de s’installer non loin avec Thérèse, à Montmorency. Il ne reçoit aucune visite mais a le pressentiment d’être victime d’une future conspiration. Il est persuadé que Grimm veut lui nuire, que Mme d’Epinay lui en veut pour avoir abandonné l’Ermitage. Il n’arrête pas d’écrire à Voltaire mais l’ironie de ce dernier commence à l’exaspérer de plus en plus. Pour se justifier, Rousseau envisage même de rédiger ses mémoires. Toutefois il ne reste pas solitaire et se fait de puissants protecteurs et amis. Le maréchal de Luxembourg et sa femme l’hébergent chez eux dans un édifice lié au château de Montmorency.

Son œuvre intitulée La Nouvelle Héloïse connait un succès fulgurant. Mais l’Emile choque l’opinion publique, ce qui lui vaut d’ailleurs un mandat d’arrêt. N’eût été l’intervention de M. et Mme de Luxembourg, Rousseau n’aurait pas pu échapper à la police et regagner la Suisse qu’il aime tant.

Même s’il était convaincu d’avoir trouvé refuge au bercail, Rousseau est sérieusement déconcerté : le scandale engendré par le battage médiatique de l’Emile est parvenu jusqu’à Genève, l’obligeant ainsi à chercher refuge dans de nombreuses villes suisses. Il part d’abord à Yverdon, d’où il est aussitôt expulsé. Il part ensuite à Môtiers, où les habitants voisins lapident son domicile[P1] . Ensuite il trouve asile dans l’île de Saint-Pierre, mais il est aussitôt éjecté de cette retraite. Consterné, il envisage de fuir en Corse, ensuite dans la ville de Berlin. Mais c’est finalement en Angleterre qu’il bénéficiera de l’accueil de David Hume le philosophe. Ce n’est que sur ce projet que prend fin Les Confessions.

Conclusion :

On dénote une certaine ambiguïté dans le discours de Rousseau. Il se prétend original bien que cela le gêne. Dans le préambule, son ton se fait défiant. Il se situe en fait dans un schéma religieux où il se remet en cause. Il admet toutefois ses fautes sans pour autant permettre au lecteur d’y penser. Ceci pour pouvoir atténuer l’image négative qu’on lui donne. Il aspire à donner l’impression d’une image meilleure et plus adaptée à sa réalité.


[P1]La lapidation est une méthode d'exécution connue dès l'époque homérique, principalement liée aux crimes sexuels et aux blasphèmes

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